Le conseiller principal du président américain Donald Trump pour les Affaires africaines, Massad Boulos, a réaffirmé l’engagement de Washington en faveur d’une résolution pacifique de la crise entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Dans un message publié mardi 8 septembre 2026, le responsable américain a également évoqué les démarches diplomatiques menées au Soudan et en Libye.
Le dossier congolais demeure une priorité dans l’agenda africain de l’administration américaine. À l’issue d’un échange avec le président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis, Massad Boulos a fait le point sur plusieurs crises qui mobilisent actuellement la diplomatie de Washington.
Les discussions ont notamment porté sur les efforts engagés par le président Donald Trump au Soudan et en Libye, mais également sur le processus de paix entre la RDC et le Rwanda. Pour Washington, le recours à la diplomatie reste essentiel pour parvenir à des solutions durables aux différentes crises qui secouent le continent.
Dans son message publié sur X, Massad Boulos a par ailleurs reconnu le rôle du Congrès américain dans le suivi de ces dossiers. Selon lui, l’implication des parlementaires permet de maintenir les différentes crises à l’agenda politique des États-Unis et d’appuyer les démarches destinées à favoriser des règlements pacifiques.
Mise en œuvre des engagements : l’insistance des USA
Depuis la conclusion des accords de Washington entre Kinshasa et Kigali, les États-Unis ont renforcé leur implication dans le processus de paix. L’administration américaine appelle régulièrement les deux parties à respecter les engagements pris et à poursuivre l’application des mécanismes prévus par les accords.
En juin dernier, Massad Boulos avait déjà exhorté la RDC et le Rwanda à préserver la dynamique diplomatique et à mettre en œuvre l’ensemble des engagements convenus.
Washington avait notamment insisté sur le retrait des forces rwandaises du territoire congolais ainsi que sur la neutralisation des FDLR par Kinshasa.
Pour les États-Unis, la signature des accords ne constitue donc qu’une étape. Leur crédibilité dépend désormais de leur traduction en actes sur le terrain.
Des avancées encore fragiles dans l’Est de la RDC
Cette nouvelle prise de position intervient alors que la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC demeure préoccupante. Les engagements pris par Kinshasa et Kigali doivent encore être concrétisés à travers les mécanismes de suivi et de vérification prévus dans le processus de paix.
Les États-Unis avaient salué, en août, les avancées enregistrées lors de la sixième réunion du Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité, organisée les 12 et 13 août à Genève. Massad Boulos avait alors considéré ces progrès comme une étape supplémentaire vers la recherche d’une stabilité durable dans l’Est du Congo.
Plusieurs difficultés restent toutefois à surmonter. La présence persistante des forces rwandaises en territoire congolais, le soutien présumé de Kigali à l’AFC/M23 ainsi que la question de la neutralisation des FDLR continuent de figurer parmi les principaux points de tension entre Kinshasa et Kigali.
Dans ce contexte, l’implication américaine demeure un levier diplomatique important. Washington entend maintenir la pression sur les différentes parties afin de les pousser à respecter les engagements souscrits.
Washington soutien le dialogue national
L’engagement américain en faveur de la paix en RDC ne se limite pas aux relations entre Kinshasa et Kigali. Washington s’est également prononcé en faveur de l’initiative de dialogue national annoncée par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Le 30 août, Massad Boulos avait estimé qu’un dialogue inclusif et constructif pouvait contribuer à restaurer la confiance, favoriser la paix et prendre en compte les aspirations de la population congolaise.
Soudan et Libye : deux autres dossiers suivis par Washington
Au cours de son échange avec le président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, Massad Boulos a également évoqué la situation au Soudan et en Libye.
Au Soudan, les États-Unis plaident notamment pour l’instauration d’une trêve humanitaire afin de permettre l’acheminement de l’aide aux populations affectées par le conflit. Début septembre, Massad Boulos avait appelé à la libération des travailleurs humanitaires détenus et à l’élaboration d’un plan de paix global.
En Libye, Washington cherche à accompagner les efforts visant à sortir le pays de la division politique et institutionnelle qui perdure depuis plusieurs années. Le conseiller américain a notamment échangé avec des responsables égyptiens sur les moyens de faire progresser le processus politique et de réunir les conditions nécessaires à l’organisation d’élections.
FIDEL SONGO