Le vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, a présidé, mardi dernier, une séance d’évaluation musclée à l’aéroport international de N’djili. Au cœur de cette descente, l’application stricte de l’ordre opérationnel visant à bouter hors de la zone aéroportuaire tous les agents non habilités.
Cette opération de salubrité administrative vise à mettre fin aux tracasseries, sécuriser les passagers et protéger les recettes de l’État dans cette emprise infrastructurelle stratégique.
Pour quiconque fréquente l’aéroport international de N’djili, cette opération tombe à point nommé. Le gouvernement a trop longtemps hésité à passer à la vitesse supérieure pour assainir la gestion de ce principal point d’entrée du territoire national et on espère qu’une pratique constante suivra les bonnes intentions déclammées à hue et à dia !
L’objectif avoué de cette initiative est de limiter strictement la présence dans la zone frontalière aux seuls services étatiques officiellement autorisés pour garantir une meilleure organisation et une plus grande efficacité dans les contrôles.
Cette mesure fait suite aux nombreuses plaintes des usagers dénonçant des pratiques abusives et un désordre délibérément entretenu par une multiplicité d’intervenants sans titre ni qualité. «Il est impératif de restreindre la présence aux seuls services autorisés pour assurer un traitement fluide et sécurisé des passagers», a déclaré Jacquemain Shabani.
La réforme en cours ambitionne de simplifier les formalités et de réduire les délais de traitement des dossiers, en supprimant la multitude de points de contrôle inutiles qui favorisent la corruption et les circuits informels au détriment du Trésor.
Le gouvernement entend ainsi concentrer les opérations entre les mains des seules structures habilitées afin de mieux contrôler les flux de personnes et de marchandises, avec l’espoir de réduire les risques liés à l’insécurité nationale.
Tout en insistant sur la discipline et la rigueur, le ministre de l’Intérieur a appelé les responsables des différents services à renforcer leur coordination et à respecter les consignes car l’efficacité des réformes engagées dépend de la fermeté de chacun sur le terrain. «La discipline, la rigueur et le respect des textes doivent guider l’action de chacun», a-t-il martelé.
Saura-t-il pour autant faire preuve de plus de fermeté et de moins de nonchalance qui lui valent des critiques acerbes, notamment au parlement ?
Wait and see.
FIDEL SONGO