Des bombardements ont eu lieu la nuit du lundi 25 mai à l’aéroport international de Bangboka (Kisangani) dans la province de la Tshopo.
Au total huit explosions y ont été entendues, selon des sources, sur place. La première explosion est survenue à 17h30.
Aucune source ne confirme jusque-là s’il s’agit des drones kamikazes. Les habitants de Bangoka, contactés par nos redactions, n’ont pas entendu les bruits habituels des drones kamikazes. L’un d’eux explique que seuls les bruits d’explosion ont été entendus.
Au lendemain de l’incident, seuls les militaires étaient visibles à l’aéroport. Les civils avaient quitté les lieux dans la panique sous le son du deuxième bombardement. L’armée a alors demandé à tout civil d’éviter les enceintes aéroportuaires. Un avion de la compagnie CAA attendu le soir n’a plus atterri à Kisangani.
Aux alentours de l’aéroport, les habitants ont passé une nuit inquiétante. Ils rapportent des tirs entendus toute la nuit. Les mouvements des militaires ont également été intenses la nuit, confirment quelques habitants.
Cette attaque intervient quatre mois après une autre série de bombardements de l’AFC/M23 ayant visé l’aéroport de Kisangani.
Le bilan de cette nouvelle attaque est difficile à établir. L’armée et les autorités politiques dans la Tshopo n’ont pas encore communiqué à ce sujet.
L’aéroport international de Bangboka est une infrastructure civile. Le centre de pilotage des appareils de la Force aérienne de l’armée congolaise y est installé depuis plusieurs mois.
Habitués aux explications expiatoires pour détourner l’attention de l’opinion sur leursactes inaudibles, le mouvement rebelle a dénoncé des attaques des drones ayant touché ses positions dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.
Pascal Lookolo