La rentrée des classes s’est déroulée de manière timide lundi 1er septembre 2026 dans plusieurs établissements scolaires de Kinshasa. Lors d’une ronde effectuée dans quelques écoles publiques de la capitale, les corps professoral et administratif étaient au complet dès ce premier jour pour accueillir les élèves.
Toutefois, la présence des écoliers en classe et sur les grands axes de la ville reste très progressive. Cette reprise au rythme ralenti, observée traditionnellement au début de chaque année scolaire, s’explique par une combinaison de facteurs économiques, logistiques et sociaux. En raison d’un contexte social difficile, de nombreux parents affirment éprouver des difficultés pour acheter les fournitures scolaires de leurs enfants.
Pourtant, dans les établissements visités comme l’Institut Kitomesa, les enseignants ont répondu présents et ont entamé les premiers cours conformément au calendrier officiel. «L’esprit du calendrier est là, il a été prévu que les enfants rentrent le 1er septembre. Les enseignants et tout le monde sont là, nous sommes là, sauf que la rentrée est trop timide : ce matin, nous n’avons enregistré qu’une quinzaine d’élèves», témoigne un des enseignants de cet établissement.
Contraste entre le
privé et le public
L’affluence s’avère plus soutenue dès ce premier jour dans les écoles privées agréées que dans certaines écoles publiques, où le retour des élèves s’échelonnera sur toute la première semaine.
Au Collège catholique Cardinal Etsou, la mobilisation du personnel est également effective, les élèves présents invitent leurs camarades à ne pas tarder. «Il faut seulement venir, parce qu’on ne sait jamais. Les cours qui commencent au début, c’est vraiment les plus important», s’est réjoui Ilunga Katete, un élève de cet établissement qui invite ses collègues absents à emboiter le pas.
Malgré la reprise effective des cours, plusieurs enseignants menacent d’aller en grève si le gouvernement ne s’active pas pour le paiement intégral de leurs salaires.
Pascal Lookolo