Le Maximum

Informations générales

Notification Voir plus d\\\'articles
Font ResizerAa
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT
  • MONDE
  • PROVINCES
  • COURRIER DES LECTEURS

Le Maximum

Informations générales

Font ResizerAa
Search
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT
  • MONDE
  • PROVINCES
  • COURRIER DES LECTEURS
Suivez nous
Le Maximum > Blog > A la une > DIALOGUE CONGOLAIS INCLUSIF : Le piège de la transnationalité
A la une

DIALOGUE CONGOLAIS INCLUSIF : Le piège de la transnationalité

LE MAXIMUM
LE MAXIMUM
Partagez
13 lecture minimale
Le président Félix Tshisekedi
Partagez

Le 27 août 2026, Félix Tshisekedi a finalement annoncé la convocation du dialogue national. On pouvait s’y attendre, puisqu’il l’avait promis à l’occasion d’un entretien avec la diaspora congolaise au Gabon. Seul élément nouveau : les assises convoquées par le président de la République, sortent manifestement des sentiers battus. Il s’agit d’un dialogue national pour la paix, la cohésion nationale face à l’agression rwandaise et la refondation de l’État. Il exclut de sa table, ceux qui continuent à porter les armes contre le pays et la nation, notamment.

On pouvait s’y attendre aussi. L’opposition congolaise réunie sous la bannière de la C64 n’a pas tardé à «s’opposer» au dialogue décrété par le président Félix Tshisekedi. Dans une déclaration tonitruante, le 28 août, elle a dit non aux consultations annoncées par le chef de l’État, et tenté de battre en brèche le discours prononcé à cet effet 24 heures plutôt. La C64 dénonce une initiative qui, de son point de vue, «ne répond pas aux préoccupations immédiates des Congolais» selon ses porte-voix. Pour cette faction de l’opposition, le pays n’aurait pas besoin d’une nouvelle séquence de consultations alors que plusieurs urgences restent ouvertes : la guerre, l’insécurité, les crises sanitaires et la détresse sociale figurent parmi les problèmes qui devraient être placés au premier rang. Et que les consultations présidentielles risqueraient d’en détourner l’attention.

Pour l’opposition C64, la démarche de Félix Tshisekedi donne l’impression de préparer le terrain à une modification constitutionnelle susceptible d’ouvrir la voie à un troisième mandat présidentiel pour lui. Dans ce qui se présente comme un réquisitoire, elle accuse le chef de l’État de privilégier la question de son maintien au pouvoir, et va jusqu’à dénoncer ce qu’elle qualifie d’exploitation de la guerre et de la détresse des populations de l’Est comme un «fonds de commerce» politique.

Les contestataires vont plus loin en accusant le président de caresser des ambitions susceptibles de fragiliser la Constitution, la stabilité et l’intégrité territoriale du pays. Ils évoquent à ce sujet un risque de «balkanisation» de la République démocratique du Congo, une accusation particulièrement lourde.

Le conjoncturel contre le fondamental

Le discours prononcé par Félix Tshisekedi, le 27 août dernier, devrait pourtant compter parmi les plus pertinents de son double quinquennat, selon des avis manifestement mieux réfléchis, et parmi ses partisans de l’Union sacrée de la nation, qui demeure une majorité depuis les dernières élections. Face aux réclamations et aux conclusions découlant de lectures conjoncturelles des crises sécuritaires et socio-économiques que la RDC traverse depuis la première agression rwando-ougando-burundaise de 1996, un président de la République propose pour la première fois d’aller au fond des choses, de ne plus s’arrêter à la conjoncture déterminée par l’agression et l’occupation larvée du pays depuis 3 décennies par le Rwanda, avec la complicité de quelques renégats congolais qui lui servent de supplétifs.

Le professeur Faustin Lwanga, estime ainsi que «le dernier discours du président de la République sur le Dialogue national appartient à la catégorie des discours qui restent. Parce qu’il n’a pas cherché à maquiller la réalité ou à nous rassurer avec des phrases creuses. Il a osé dire ce que beaucoup pensaient tout bas : le Congo ne peut pas tourner la page sans l’avoir lue». Pour ce sénateur, «le Dialogue national ne sera crédible que s’il devient un acte de transformation. Un acte de réparation. Un acte de refondation. Le discours a créé la possibilité. La nation doit créer la réalité».

En réalité, Félix Tshisekedi traîne la majorité des électeurs congolais derrière lui, à en juger par les réactions de véritables leaders que sont les Jean-Pierre Bemba, Vital Kamerhe, Bahati Lukwebo et autres qui se sont favorablement prononcés sur la question du dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation. Tous soulignent l’originalité d’une idée qui tranche d’avec un passé tissé de décisions et de choix conjoncturels imposés par Kigali. «L’adresse du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, propose une approche innovante du dialogue national. En l’ancrant dans nos 26 provinces, nos territoires et nos communautés, le chef de l’État ouvre la voie à une réflexion qui part du peuple et des réalités vécues au quotidien. Ce dialogue ne doit pas être un simple rendez-vous politique de plus. Il doit nous permettre d’aborder les questions essentielles qui touchent à la paix, à la cohésion nationale, à la sécurité et à la souveraineté de notre État», écrit Jean-Pierre Bemba Gombo, vice 1er ministre en charge des Transports.«Notre avenir ne peut être décidé uniquement dans les bureaux de Kinshasa: il doit se construire avec les Congolais, au plus près de leurs réalités. Le Président de la République est le garant de la Nation et le premier défenseur des intérêts du peuple. Son appel à nous rassembler autour de ce qui nous unit doit tous nous interpeller. Au-delà de nos appartenances politiques et de nos ambitions personnelles, nous avons une responsabilité supérieure: préserver la République, consolider la paix, renforcer notre unité et préparer l’avenir. Soyons tous acteurs de ce débat», ponctue le président du Mouvement de Libération du Congo (MLC) dont l’ancrage à Kinshasa et dans les provinces de l’Equateur ne fait l’ombre d’aucun doute, selon les observateurs.

Autre leader politique incontestable, Vital Kamerhe de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC). «Le dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État marque une rupture méthodologique inédite. Par son agenda comme par l’approche qui le sous-tend, il replace enfin les causes profondes des crises congolaises au cœur du débat national, en faisant de notre peuple à la fois le principal acteur du diagnostic, une partie prenante essentielle aux discussions et, surtout, l’architecte des solutions à construire», note-t-il d’emblée, reconnaissant dans la démarche présidentielle «les jalons indispensables à l’émergence d’un véritable Etat stratège, capable de penser souverainement son avenir, d’anticiper les crises, de mobiliser ses forces vives et de conduire les transformations les plus courageuses, pour le progrès et la paix durable».

Acteurs politiques de conjonctures

Face à la question du dialogue politique national, le microcosme politique congolais semble ainsi divisé entre acteurs politiques de conjonctures.

Ils apparaissent aux yeux d’observateurs et de nombreux Congolais comme des «opportunistes» sans idées novatrices pour l’avenir du pays et de la Nation. A cet égard, les dernières déclarations de Jean-Marc Kabund, un ancien de l’UDPS/Tshisekedi aujourd’hui à la tête de son propre parti politique, sont éclairantes. «Inutile de recourir au peuple pour le dialogue», a-t-il clamé au cours d’un Space organisé par S. Bujakera. «Le partage du pouvoir est une conséquence logique du dialogue», a-t-il encore déclaré. Sans vergogne.

Les résultats des élections présidentielles et législatives organisées en RDC depuis 2006, donnent une idée réelle du poids populaire des acteurs politiques «opportunistes» qui meublent les rangs de la C64. Aucun parmi eux n’arrive à la cheville des sociétaires de l’USN à l’instar d’un Jean-Pierre Bemba, Vital Kamehre, Bahati Lukwebo ou encore d’un Lambert Mende Omalanga dans son Sankuru natal.

Même pas Martin Fayulu, bénéficiaire en 2018 de l’appui et du soutien de véritables leaders de l’opposition de l’époque, (à l’exception notable de Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe) et d’une partie de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO). Les experts, en ce compris les Rwandais, savent que le fameux « président élu » l’a été sur la place de quelques 40 % de l’électorat supervisé et influencé par les prélats, faute de moyens de couvrir plus d’espaces, dont seule disposait la CENI. En 2023, lâché par ses alliés de 2018 et réduit à sa véritable dimension politique, Fayulu préféra entretenir le mythe de président élu en interdisant à ses candidats de postuler aux législatives et aux provinciales. Alors que lui-même se présentait de nouveau à la présidentielle. Les Sessanga, Katumbi et tutti quanti, c’est la même sauce opportuniste sans idées alternatives pour le pays autre que le fameux ‘’partage équitable et équilibré du pouvoir’’.

Selon plusieurs observateurs, depuis 1996, le partage du pouvoir politique en RDC a toujours été déterminé par Paul Kagame l’homme fort du régime mono ethnique en place au Rwanda depuis les lendemains du génocide qui a déchiré ce pays voisin de la RDC. Sous prétexte de protection de minorités, la quasi-totalité des équipes gouvernementales et de hauts gradés des forces de défense et de sécurité compte au moins un tutsi alors que le pays compte quelques 450 groupes ethniques.

Beaucoup voient dans ces choix dictés par Kigali, un suprémacisme hégémonique à l’appui d’un funeste projet de prédation systématique à l’œuvre depuis trois décennies.

Parmi les exigences formulées par la C64, figure prioritairement l’inclusivité de tous les acteurs politiques «Congolais», y compris les rebelles de l’AFC/M23 qui se trouvent encore dans la ligne de front aux côtés des troupes d’invasion rwandaises.

Incluvisité = transnationalité

Derrière la notion poreuse à souhait d’inclusivité, se cache en réalité celle de la transnationalité politique par laquelle Paul Kagame entend tirer les ficelles et gérer ad vitam aeternam son immense voisin.

Tirée de l’idée fourre-tout que les frontières physiques ne limitent plus les activités humaines, la transnationalité se manifeste principalement à travers l’identité transnationale (des migrants ou des expatriés qui maintiennent des liens sociaux, économiques et politiques avec leur pays d’origine tout en étant pleinement intégrés dans leur pays d’accueil); les réseaux économiques (des flux d’argent en forme de transferts de fonds). Dans la région des Grands Lacs, Paul Kagame fait de la transnationalité une sorte de « transfrontalité » qui élargit les frontières du Rwanda et lui permet d’occuper et de piller les ressources minières de son voisin rd congolais depuis 30 ans. A l’Est du territoire de la RDC, de nombreux groupes armés sont ainsi de véritables entités politiques trasnationales qui lèvent des impôts et taxes et administrent des entités politiques devenues transnationales de fait. Tel est le cas du dernier d’entre ces groupes armés, inspiré et soutenu par Kigali selon de nombreux rapports onusiens et d’ONG internationales. S’il opère principalement au Nord et au Sud-Kivu, sa direction politique (notamment au Rwanda) et ses revendications sont profondément transnationaux et donc, contraires aux intérêts du pays dont il se réclame. Il en est ainsi des FDLR rwandais et des ADF ougandais qui opèrent également en RDC. A travers ces groupes, Kigali et Kampala forcent constamment Kinshasa à négocier sa souveraineté.

En exigeant l’inclusivité du dialogue politique, les opportunistes de la C64 ne font rien d’autre qu’offrir une fenêtre d’immixtion rwandaise dans les affaires relevant de la politique intérieure congolaise.

J.N.

A propos

Journal d'informations générales paraissant à Kinshasa, en République Démocratique du Congo
Contact: +243 97 20 71 204
Email: administration@lemaximum.cd
 
LE MAXIMUM 3 septembre 2026 3 septembre 2026
Partagez cet article
Facebook Twitter Copy Link Print

Nous suivre

La rédaction vous conseille

APRÈS MOULTS DIALOGUES SANS LENDEMAIN : Le peuple sur le tapis !

LA DIPLOMATIE DE LA RDC A UN AN DU GOUVERNEMENT SUMINWA II : Kayikwamba présente le bilan de Tshisekedi

US ECONOMIC GUIDE CHAMBER OF COMMERCE  INVEST IN DRC 2026 : Olivier Tshibola booste l’image de l’Ogefrem à l’international

LA RENTREE SCOLAIRE 2026-2027 : Entre reprise timide et difficultés financières

PAIX À L’EST DE LA RDC : Kinshasa et le M23 s’accordent sur une feuille de route en Suisse

Lire aussi

A la une

APRÈS MOULTS DIALOGUES SANS LENDEMAIN : Le peuple sur le tapis !

3 septembre 2026
A la une

LA DIPLOMATIE DE LA RDC A UN AN DU GOUVERNEMENT SUMINWA II : Kayikwamba présente le bilan de Tshisekedi

3 septembre 2026
A la une

US ECONOMIC GUIDE CHAMBER OF COMMERCE  INVEST IN DRC 2026 : Olivier Tshibola booste l’image de l’Ogefrem à l’international

3 septembre 2026
A la une

LA RENTREE SCOLAIRE 2026-2027 : Entre reprise timide et difficultés financières

3 septembre 2026
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT
  • MONDE
  • PROVINCES
  • COURRIER DES LECTEURS
Menu
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT
  • MONDE
  • PROVINCES
  • COURRIER DES LECTEURS
  • Avenue Njombo, 57 C/Ngiri-ngiri, RD-Congo
  • administration@lemaximum.cd
  • +243 97 20 71 204

Journal d’informations générales paraissant à Kinshasa, en République Démocratique du Congo.

Statistiques des visites

  • 4 921
  • 6 674
  • 235 226
  • 18 545 411
Facebook-f Instagram Twitter Youtube

Actualités récentes

  • All Post
  • A la une
  • ANNONCES CLASSEES
  • Autres
  • Business
  • COURRIER DES LECTEURS
  • Culture
  • Diaspora
  • Economie
  • Enseignement
  • Environnement
  • Evenement
  • Fashion
  • Idées/débats
  • Justice
  • Monde
  • Offre d'emploi
  • Politique
  • PROVINCES
  • PUBLICITES
  • Religion
  • Société
  • Sport

Les offres d’emploi du Maximum

3 septembre 2026
Olivier Bierlaire

AGE AU DCMP : Olivier Bierlaire, nouveau président

3 septembre 2026

© Powered by Calculus System SARL

  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT
  • MONDE
  • PROVINCES
  • COURRIER DES LECTEURS
Menu
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT
  • MONDE
  • PROVINCES
  • COURRIER DES LECTEURS

Journal d’informations générales paraissant à Kinshasa, en République Démocratique du Congo.

  • Avenue Njombo, 57 C/Ngiri-ngiri, RD-Congo
  • administration@lemaximum.cd
  • +243 97 20 71 204
  • 4 921
  • 6 674
  • 235 226
  • 18 545 411
Facebook-f Instagram Twitter Youtube
Welcome Back!

Sign in to your account

Mot de passe perdu?