La candidature de Julianna Lumumba au poste de secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) continue de rallier les institutions de la république. À son tour, l’Assemblée nationale recommande au gouvernement de renforcer la campagne diplomatique en faveur de la candidate congolaise en vue de l’élection prévue en novembre 2026 au Cambodge.
Par une recommandation adoptée à l’issue de sa session extraordinaire, la chambre basse du parlement congolais demande au gouvernement de mobiliser l’ensemble du réseau diplomatique du pays afin de convaincre les États membres de l’OIF de soutenir la candidature de Julianna Lumumba. Les députés souhaitent également être informés, avant le 16 novembre 2026, des démarches entreprises dans le cadre de cette campagne.
Ce soutien parlementaire intervient alors que la candidate congolaise multiplie les initiatives pour défendre son projet devant les partenaires francophones. Lors de plusieurs rencontres diplomatiques et d’interviews accordées aux médias internationaux, comme RFI, Julianna Lumumba a plaidé pour une «Francophonie des peuples», estimant que l’organisation doit être plus proche des citoyens et moins enfermée dans les lourdeurs administratives.
Son projet s’articule autour de «neuf projets pour une Francophonie neuve», une feuille de route qui met l’accent sur la jeunesse, l’éducation, l’innovation, la culture, le numérique, la coopération économique, la solidarité entre les États membres ainsi que la prévention des conflits. L’ancienne ministre estime que la Francophonie doit devenir un véritable levier de développement et produire des résultats concrets au bénéfice des populations.
La campagne entre désormais dans sa phase décisive. Après les auditions des candidats à Paris, le choix du futur secrétaire général de l’OIF sera effectué par les chefs d’État et de gouvernement lors du 20ᵉ Sommet de la Francophonie, prévu les 15 et 16 novembre 2026 à Phnom Penh, au Cambodge.
La candidate de la RDC fait partie des quatre personnalités en lice pour diriger l’organisation. Parmi ses principaux concurrents figure notamment la secrétaire générale sortante, la rwandaise Louise Mushikiwabo, qui sollicite un nouveau mandat.
FIDEL SONGO