Le Maximum

Informations générales

Notification Voir plus d\\\'articles
Font ResizerAa
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT
  • MONDE
  • PROVINCES
  • COURRIER DES LECTEURS

Le Maximum

Informations générales

Font ResizerAa
Search
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT
  • MONDE
  • PROVINCES
  • COURRIER DES LECTEURS
Suivez nous
Le Maximum > Blog > A la une > VILLE MORTE – PAYS MORT DE L’OPPOSITION : Un pari altéré par des menaces de violence
A la une

VILLE MORTE – PAYS MORT DE L’OPPOSITION : Un pari altéré par des menaces de violence

LE MAXIMUM
LE MAXIMUM
Partagez
5 lecture minimale
Avenue de la Libération (ex-24) le 03 juin 2026
Partagez

Kinshasa a vécu, mercredi, une journée inhabituelle à la suite de l’appel à la «ville morte, pays mort» lancé par l’opposition regroupée au sein de la C64 pour barrer frontalement la route à l’initiative présidentielle de changer la constitution. Les porte-voix de l’opposition affirmaient que les activités avaient tourné au ralenti suite à une mobilisation largement suivie mais la réalité est plus nuancée. En vérité, le calme apparent dans quelques quartiers périphériques de la capitale dessinait plutôt la terreur de la population face aux menaces de violence proférées par l’opposition.

Dès les premières heures de la matinée, la capitale congolaise présentait un visage rarement observé. Les artères importantes étaient certes fréquentées par les automobilistes mais on était loin des habituels embouteillages inextricables des débuts de jour ouvrable.

Certains commerces sont restés fermés et les activités économiques ont considérablement ralenti.

Pour les opposants, organisateurs de cette journée, cette situation constitue une démonstration de force et un signal adressé au régime en place. Cependant, pour de nombreux observateurs, le faible mouvement dans les rues ne peut pas être interprété comme une adhésion politique.

Plusieurs jours avant cette mobilisation, de nombreux messages ont circulé sur les réseaux sociaux, invitant les habitants à rester chez eux et à éviter tout déplacement  le 3 juin sous peine de subir des violences, notamment des destructions de leurs véhicules et voies de fait. «Kobima te, batela bana na mutuka na yo» (ne sortez pas, protégez vos enfants et votre véhicule), scandaient les portes-paroles de la C64 à l’instar de Prince Epenge.

Ces appels et ces avertissements teintés de lourdes menaces ont ravivé chez plusieurs Kinois le souvenir d’épisodes de violences et de troubles qui accompagnaient certaines manifestations politiques dans le passé. Face à cette incertitude, de nombreux habitants ont préféré adopter une attitude de prudence. Pour beaucoup, il s’agissait moins de soutenir une cause politique que d’éviter tout risque susceptible de mettre en danger leurs familles ou leurs biens.

Quelques incidents isolés, notamment des barricades et des pneus incendiés dans certains quartiers, ont contribué à renforcer ce climat d’inquiétude.

L’économie informelle face à un dilemme

Cette journée de paralysie partielle n’est pas sans conséquences pour l’économie nationale.  À la veille de la «ville morte ”, le ministre de la fonction publique a évoqué un manque à gagner important pour le pays, dans un contexte où une grande partie de la population dépend de revenus générés quotidiennement.

Malgré les appels à l’arrêt des activités, plusieurs marchés et petits commerces ont progressivement rouvert leurs portes au fil de la journée. Dans certains coins de la ville, notamment dans le marché de la Liberté, dans la commune de Masina, des vendeuses et des commerçants ont repris leurs activités afin de garantir les revenus nécessaires à la subsistance de leurs ménages.

Cette réalité rappelle que, pour une large frange de la population, les considérations économiques demeurent souvent prioritaires face aux enjeux politiques.

La véritable épreuve reste électorale

Cependant, bien au-delà des interprétations divergentes de cette journée, la question de la représentativité politique demeure centrale. Dans une démocratie, la capacité de mobilisation dans la rue constitue un indicateur, mais elle ne remplace pas l’expression de la volonté populaire à travers les urnes. Les élections restent le principal mécanisme qui permet de mesurer l’adhésion des citoyens à un projet politique.

Pour les acteurs de l’opposition comme pour ceux de la majorité, le défi consiste à convaincre les électeurs par des idées, des programmes et des propositions concrètes plutôt que par des démonstrations de force ou des projections de l’apocalypse.

Le calme observé à Kinshasa ce mercredi peut ainsi être interprété de différentes manières. Il traduit à la fois les inquiétudes d’une population apeurée par des menaces de l’hécatombe, par une opposition prête à tout pour arriver à ses fins politiques, et par un souci de sa sécurité, la fatigue née des confrontations politiques répétées et l’aspiration à un climat politique plus serein.

Dans tous les cas, la véritable voix du peuple s’exprime avant tout dans les cadres démocratiques prévus à cet effet, où chaque citoyen peut faire entendre son choix en toute liberté.

FIDEL SONGO

A propos

Journal d'informations générales paraissant à Kinshasa, en République Démocratique du Congo
Contact: +243 97 20 71 204
Email: administration@lemaximum.cd
 
LE MAXIMUM 4 juin 2026 4 juin 2026
Partagez cet article
Facebook Twitter Copy Link Print

Nous suivre

La rédaction vous conseille

Ni morts, ni dégâts matériels  

UNE PIERRE PRECIEUSE DETOURNEE PAR JOSEPH KABILA ? : L’affaire du diamant de 822 carats

PLAN STRATEGIQUE TRIENNAL DE L’IGF : Les inspecteurs des finances formés au contrôle systémique

PAKADJUMA, DEUX MOIS APRES : Les squatters réoccupent le site

AGGRESSION RWANDAISE : L’aéroport de Bangboka bombardé 

Lire aussi

Ni morts, ni dégâts matériels  

4 juin 2026
A la une

UNE PIERRE PRECIEUSE DETOURNEE PAR JOSEPH KABILA ? : L’affaire du diamant de 822 carats

4 juin 2026
A la une

PLAN STRATEGIQUE TRIENNAL DE L’IGF : Les inspecteurs des finances formés au contrôle systémique

4 juin 2026
A la une

PAKADJUMA, DEUX MOIS APRES : Les squatters réoccupent le site

4 juin 2026
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT
  • MONDE
  • PROVINCES
  • COURRIER DES LECTEURS
Menu
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT
  • MONDE
  • PROVINCES
  • COURRIER DES LECTEURS
  • Avenue Njombo, 57 C/Ngiri-ngiri, RD-Congo
  • administration@lemaximum.cd
  • +243 97 20 71 204

Journal d’informations générales paraissant à Kinshasa, en République Démocratique du Congo.

Statistiques des visites

  • 1 057
  • 1 289
  • 70 517
  • 17 987 034
Facebook-f Instagram Twitter Youtube

Actualités récentes

  • All Post
  • A la une
  • ANNONCES CLASSEES
  • Autres
  • Business
  • COURRIER DES LECTEURS
  • Culture
  • Diaspora
  • Economie
  • Enseignement
  • Environnement
  • Evenement
  • Fashion
  • Idées/débats
  • Justice
  • Monde
  • Offre d'emploi
  • Politique
  • PROVINCES
  • PUBLICITES
  • Religion
  • Société
  • Sport

Les offres d’emploi du Maximum

4 juin 2026
Chancel Mbemba

MERCATO : Flou sur l’avenir de Chancel Mbemba

4 juin 2026

© Powered by Calculus System SARL

  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT
  • MONDE
  • PROVINCES
  • COURRIER DES LECTEURS
Menu
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT
  • MONDE
  • PROVINCES
  • COURRIER DES LECTEURS

Journal d’informations générales paraissant à Kinshasa, en République Démocratique du Congo.

  • Avenue Njombo, 57 C/Ngiri-ngiri, RD-Congo
  • administration@lemaximum.cd
  • +243 97 20 71 204
  • 1 057
  • 1 289
  • 70 517
  • 17 987 034
Facebook-f Instagram Twitter Youtube
Welcome Back!

Sign in to your account

Mot de passe perdu?