Le gouvernement congolais veut renforcer les capacités des FARDC face à la persistance de la menace sécuritaire dans l’Est du pays, marquée notamment par les offensives de renégats pro-rwandais de l’AFC/M23. Les autorités accélèrent la mise en place d’un Fonds de soutien et de développement des FARDC (FSD-FARDC) dont l’entrée en force est prévue à partir de l’exercice budgétaire 2027.
Le vice-premier ministre en charge de la Défense nationale et des anciens combattants, Guy Kabongo Mwadiamvita, a récemment reçu l’équipe chargée de préparer la mise en œuvre de ce mécanisme. Conduite par le général de brigade Muzala Ilunga Dieudonné, cette mission a présenté les conclusions de ses premières consultations auprès de plusieurs institutions appelées à contribuer au financement du futur fonds.
À la recherche de nouvelles sources de financement
Selon le général Muzala, les échanges avec les différentes administrations ont été encourageants, plusieurs structures ayant été favorables à l’initiative et prêtes à accompagner sa concrétisation.
Toutefois, certaines administrations ont indiqué qu’elles ne pourront s’engager officiellement qu’après réception des correspondances signées par le ministre de la Défense. Une étape indispensable pour encadrer leur participation au processus.
Le gouvernement attend les arbitrages
Face à la complexité du dossier, le gouvernement a décidé de soumettre la question au Conseil des ministres. Une note élaborée en collaboration avec le ministère du Budget sera prochainement examinée afin de fixer les modalités de financement du FSD-FARDC.
Les autorités souhaitent finaliser ce travail avant le lancement des discussions budgétaires prévues à la fin du mois de juillet. L’objectif est d’intégrer ces nouvelles ressources dans le projet de loi de finances, exercice 2027.
Un levier pour soutenir l’effort de défense
Le Fonds de soutien et de développement des FARDC est conçu comme un établissement public doté d’une autonomie financière et placé sous la tutelle du ministère de la défense. Sa mission sera de mobiliser, gérer et orienter les ressources destinées au renforcement des capacités opérationnelles des forces armées ainsi qu’au soutien des anciens combattants.
Le dispositif prévoit de mobiliser des contributions provenant de l’État, des provinces, des entreprises publiques et privées, mais aussi des citoyens désireux de participer à l’effort national.
FIDEL SONGO