Depuis le 1er juillet 2026, la République démocratique du Congo assure la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations unies. Plus de trente ans après sa dernière présidence de cette instance, le pays retrouve une place de premier plan sur la scène diplomatique internationale. À New York, l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay conduit cette mission au nom de la RDC, dans un contexte où le pays reste confronté à des défis sécuritaires persistants dans sa partie orientale.
Cette présidence intervient quelques semaines seulement après l’élection de la RDC comme membre non permanent du Conseil de sécurité pour le mandat 2026-2027, le 3 juin dernier. Le 2 juillet, la diplomatie congolaise a présidé pour la première fois la 10.189ᵉ séance du conseil de sécurité des Nations unies, un moment considéré comme une étape importante pour le pays.
À la tête de cette présidence, l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay a présenté les priorités de la RDC lors d’une conférence de presse au siège des Nations unies. Si les questions liées à la paix et à la sécurité internationale domineront les travaux du Conseil durant ce mois de juillet, Kinshasa entend également attirer l’attention de la communauté internationale sur les défis auxquels elle fait face, notamment dans l’Est du pays.
Pour les autorités congolaises, cette responsabilité représente une occasion de renforcer l’action diplomatique en faveur de la paix et de rappeler la nécessité du respect du droit international. La RDC compte également mettre en avant les préoccupations sécuritaires qui affectent sa population depuis plusieurs années.
Ce retour à la présidence du Conseil de sécurité met fin à plus de trois décennies d’absence à ce niveau de responsabilité. Pour de nombreux observateurs, il traduit le regain d’influence diplomatique de la RDC et la reconnaissance de son rôle dans les grands équilibres du continent africain.
Durant ce mois de juillet, le conseil de sécurité devra examiner plusieurs dossiers majeurs, notamment les crises au Moyen-Orient, la situation au Sahel ainsi que le suivi des opérations de maintien de la paix. Pour le pays de Lumumba, cette présidence sera l’occasion de démontrer sa capacité à conduire les travaux du Conseil avec responsabilité, tout en poursuivant son plaidoyer en faveur d’une réforme de cette institution afin d’assurer une meilleure représentation du continent africain.
FIDEL SONGO