Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a annoncé, lors de la 92ème réunion du Conseil des ministres vendredi 12 juin 2026, le lancement imminent d’un vaste programme de formation destiné aux FARDC en Égypte. Cette décision intervient après un tête-à-tête stratégique au Caire avec son homologue Abdel Fattah Al-Sissi, s’inscrit dans sa politique d’assurer la montée en puissance de l’outil de défense congolais face aux défis sécuritaires persistants.
La montée en puissance des FARDC passe désormais par les bords du Nil. Sous l’impulsion du chef de l’État, Kinshasa et Le Caire ont décidé de passer à la vitesse supérieure dans leur partenariat militaire. Cette initiative, dévoilée au sortir d’une mission officielle en Égypte, fait suite à la nécessité de modernisation profonde de l’armée nationale, en dotant les troupes congolaises d’une expertise technique et opérationnelle de haut niveau, capable de répondre avec efficacité aux menaces qui pèsent sur l’intégrité territoriale de la RDC.
Cette formation constitue le premier jalon concret d’un rapprochement stratégique voulu par les deux chefs d’État. Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a souligné que les discussions entre Félix Tshisekedi et Abdel Fattah Al-Sissi ont permis de sceller des accords cruciaux, notamment dans le domaine de la formation spécialisée et du transfert des compétences. Pour Washington et les autres partenaires, ce pivot vers l’expertise égyptienne témoigne de la volonté de Kinshasa de diversifier ses appuis militaires pour garantir une souveraineté totale.
Pour assurer la mise en œuvre rapide de ce projet, le président de la République a instruit le vice-premier ministre de la défense nationale, Guy Kabongo Muadiamvita, de finaliser sans délai les modalités pratiques de ce déploiement. En collaboration avec le chef d’état-major général des FARDC, le général d’armée Jules Banza Mwilambwe, il devra définir les effectifs concernés, les spécialités ciblées ainsi que le calendrier des rotations vers les centres d’instruction égyptiens. Le gouvernement est également appelé à élaborer un plan d’exécution détaillé pour encadrer cette opération de grande envergure.
Kinshasa avance tout droit dans cette démarche qui se veut une preuve qui confirme la détermination des autorités congolaises à poursuivre les efforts de professionnalisation de l’armée, en cette ère caractérisée par l’agression rwandaise sous couvert du M23.
Fidel SONGO