La localité de Mikenge, située dans les hauts-plateaux de Fizi-Uvira au Sud-Kivu, a été le théâtre de violentes attaques lundi 8 juin 2026. Dans un communiqué publié le lendemain, les FARDC accusent la coalition RDF, les rebelles de l’AFC-M23 ainsi que les groupes armés Twirwaneho et RED Tabara d’avoir mené des offensives coordonnées contre leurs positions et des zones habitées par les populations civiles.
L’armée congolaise indique que les assaillants ont eu recours à des drones pour frapper plusieurs cibles dans cette partie du territoire national. Les attaques auraient provoqué des pertes humaines ainsi que d’importants dégâts matériels, aggravant davantage la situation sécuritaire dans une région déjà éprouvée par des années de conflit.
Dans son communiqué, l’État-major général des FARDC considère ces événements comme une nouvelle étape dans l’évolution du conflit qui secoue l’est de la RDC. Les FARDC soulignent notamment l’implication de plusieurs groupes armés opérant dans la sous-région, une configuration qui, selon elles, dénote des velléités expansionnistes d’élargir le théâtre des opérations militaires au-delà des zones traditionnellement affectées.
L’utilisation de drones constitue également l’un des aspects les plus préoccupants de cette offensive. Si ce type d’équipements a déjà été signalé à plusieurs reprises dans les affrontements de l’Est du pays, son emploi récurrent témoigne d’une sophistication croissante des moyens de combat utilisés par les groupes armés engagés dans le conflit. Cette évolution soulève des inquiétudes quant à ses conséquences sur la sécurité des populations civiles vivant à proximité des zones d’affrontement.
Les FARDC affirment maintenir un niveau élevé de vigilance et réitèrent leur engagement à défendre l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo, nonobstant la situation. L’armée assure poursuivre ses opérations de sécurisation dans la région tout en réaffirmant son attachement aux initiatives visant le rétablissement de la paix.
Les événements survenus à Mikenge s’ajoutent à une série de violations par le Rwanda et ses renégats de l’AFC-M23 de tous les accords et cessez-le-feu pourtant signés sans contraintes. Dans les hauts-plateaux de Fizi-Uvira, les affrontements entre groupes armés continuent de peser lourdement sur les populations locales malgré les efforts diplomatiques et militaires en cours.
FIDEL SONGO