La capitale congolaise a connu une matinée normale ce mercredi, malgré l’appel au boycott de toutes les activités lancé la veille par l’opposition. Après quelques hésitations à l’aube, les habitants de Kinshasa ont repris dans la sérénité le chemin de leurs occupations habituelles.
En début de matinée, les arrêts de bus affichaient une présence timide, mais l’afluence s’est très rapidement intensifiée. Vers 9 heures, la circulation était déjà dense au croisement du boulevard du 30 Juin et de l’avenue de la Libération, dans la commune de la Gombe, centre administratif et commercial du pays.
Pour prévenir tout débordement, des éléments de la Police nationale congolaise et des militaires des FARDC avaient été déployés en nombre dans plusieurs points sensibles de la capitale, notamment à Kintambo-Magasin, Bandalungwa, Limete-Cohydro, Victoire, Matete, Rond-point Ngaba et Quartier 1. Rassurés par ce dispositif de sécurité, les motocyclistes, conducteurs de tricycles, taxis et bus ont progressivement repris leurs activités, suivant l’exemple de ceux qui n’avaient pas observé l’appel à la ville morte.
À Bumbu, une mère de famille rencontrée à un arrêt de bus a exprimé son désaccord. «Pourquoi m’interdire de sortir pour aller chercher la pitance pour ma famille? Qui va nourrir mes enfants ?», s’est-elle interrogée. En définitive, Kinshasa a poursuivi son rythme quotidien, sans dégâts matériels ni pertes en vies humaines, confirmant la résilience de ses habitants face aux appels à la paralysie.
Pascal Lookolo