Le Parquet général près la Cour de cassation brise son silence, après la diffusion d’une correspondance judiciaire interdisant quelques personnalités de quitter le territoire national. Jules Alingete ancien inspecteur général -chef de service et la famille Rawji à la tête de la Rawbank, sont cités malencontreusement pour détournement des deniers publics et corruption.
Dans un communiqué officiel publié samedi, le parquet général près la Cour de cassation a confirmé l’authenticité de cette lettre ayant interdit, à titre conservatoire, la sortie du territoire de plusieurs personnalités, tout en précisant que cette mesure n’est plus en vigueur.
Le parquet explique que la correspondance, datée du 20 juin 2026, avait été prise dans le cadre d’une instruction judiciaire ouverte à la suite d’une injonction du ministre d’État en charge de la Justice. Et clarifie que l’objectif était de permettre aux magistrats de mener rapidement des investigations sur des faits présumés de corruption et de blanchiment de capitaux impliquant des personnes physiques et des sociétés du groupe Rawji, dont Rawbank SA. Le Parquet insiste toutefois sur un point essentiel : cette interdiction de sortie ne constituait pas une sanction ni une reconnaissance de culpabilité. Il s’agissait d’une mesure conservatoire destinée à garantir la disponibilité des personnes concernées pendant les premières phases de l’enquête.
Selon le procureur général près la Cour de cassation, les investigations ont depuis, évolué de manière significative. C’est dans ce contexte que la mesure a été rapportée depuis plusieurs semaines, bien avant que la lettre ne soit rendue publique et ne devienne virale sur les réseaux sociaux. L’autorité judiciaire souligne également qu’à ce stade, aucun élément ne permet d’affirmer la culpabilité des personnes visées. Les preuves de leur implication n’auraient pas été établies au regard des éléments actuellement disponibles.
Par ailleur, le Parquet précise que certains faits dénoncés avaient déjà fait l’objet, par le passé, d’instructions judiciaires ayant abouti, dans certains cas, à des décisions de non-lieu.
Par cette mise au point, le ministère public cherche manifestement à rétablir le contexte juridique de cette affaire et à rappeler le principe fondamental de la présomption d’innocence.
Ainsi donc, il invite l’opinion publique à éviter les interprétations hâtives qui pourraient être tirées de la circulation de documents sortis de leur contexte procédural.
Lutte contre la corruption
Il a débarqué en 2021 avec une mission : nettoyer les caisses des entreprises de l’État devenues des banques noires par les DG.
Pendant 4 ans, Jules Alingete, inspecteur général-chef de service honoraire et émérite de l’IGF, a traqué les détourneurs.
Il est devenu le visage le plus exposé de la lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance. Il a traqué les détourneurs, épinglé des ministres, mis au pas des entreprises publiques.
Aujourd’hui, c’est lui qui est traqué… par ses ennemis, sur fond de campagne de dénigrement et de diabolisation visant l’ex-flic des finances publiques. Amisi Kaway a tiré la sonnette d’alarme.
Lundi 6 juillet, un communiqué sec, les avocats grondent.
Ils dénoncent une campagne de dénigrement et de diabolisation visant Jules Alingete.
Pascal Lookolo