En mission dans la province du Sankuru, le vice-premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a poursuivi sa tournée de travail lundi 15 juin 2026 à Lodja avant de se rendre à Lomela, où il a échangé avec les acteurs économiques locaux sur les perspectives de développement de ce territoire.
À Lodja, il a inspecté les travaux de réhabilitation de la piste de l’aéroport national de Lodja, exécutés par l’entreprise Adi Construct sous la supervision de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT), visant à améliorer les conditions de transport aérien dans cette partie du pays.
Pour les autorités, la modernisation de cette infrastructure constitue un levier important pour faciliter les échanges, renforcer la mobilité des populations et soutenir les activités économiques dans la province du Sankuru.
Après cette étape, Daniel Mukoko s’est dirigé vers le territoire de Lomela, réputé pour son potentiel agricole. Sur place, il s’est entretenu avec les opérateurs économiques, les producteurs et les autorités locales sur les défis liés à la production et à l’écoulement des produits agricoles.
Le vice-premier ministre a insisté sur la nécessité de redynamiser le secteur agricole afin de stimuler l’économie locale, créer des emplois et améliorer les conditions de vie des populations. Il a également réaffirmé l’engagement du gouvernement à accompagner les initiatives susceptibles de renforcer la production et de valoriser les ressources locales.
La mission de Mukoko Samba s’inscrit dans le cadre des efforts entrepris par le gouvernement pour soutenir le développement économique des provinces et promouvoir une croissance fondée sur les potentialités propres à chaque région du pays.
Au cours de cette visite, le vice-premier ministre devra rencontrer les autorités locales, les opérateurs économiques et les acteurs du développement, afin de définir les actions prioritaires pour relancer la province.
On rappelle que le Sankuru, province située au cœur de la RDC, riche en biodiversité et en ressources forestières, peine toujours à sortir du sous-développement. Malgré sa position géographique stratégique et ses atouts naturels, le Sankuru reste marquée par l’absence d’infrastructures modernes, d’hôpitaux équipés et d’accès à l’eau potable.
Depuis plus d’une décennie, les autorités qui se sont succédées à la tête de la province ne se sont jamais embarassées à impulser une dynamique de croissance pour leur province. Les conflits récurrents entre l’Assemblée provinciale et l’exécutif, alimentés par des choix politiques souvent motivés par des intérêts financiers plutôt que par les compétences, ont freiné toute avancée significative.
Des projets lancés
mais bloqués
Sous la présidence de Félix Tshisekedi, plusieurs chantiers ont été initiés pour relancer le développement du Sankuru: Aéroport de Lodja, travaux anti-érosifs, centrale solaire. Mais, la plupart de ces projets, lancés il y a plus de trois ans, restent inachevés. L’exemple le plus frappant est celui du projet d’électrification de Lodja avec plus de 500 panneaux solaires abandonnés sans surveillance, alors qu’à Tshumbe, les travaux de la même agence Anser avancent normalement.
Une situation qui suscite des interrogations sur l’impartialité et la rigueur dans l’exécution des projets.
Fidel Songo