Le partenariat économique entre la République démocratique du Congo et la Türkiye va bon train. En marge de la cinquième édition du Forum diplomatique d’Antalya qui s’est tenu du 17 au 19 avril dernier, les présidents de ces deux pays, Félix-Antoine Tshisekedi et Recep Tayyip Erdoğan, ont échangé longuement à ce sujet, notamment sur les grands axes prioritaires du partenariat stratégique entre les deux pays.
Kinshasa et Ankara ont décidé de mettre les bouchées doubles en vue de renforcer le volume des échanges bilatéraux évalué actuellement à quelque 200 millions USD. Les deux chefs d’État visent le cap du demi-milliard (500 millions) USD comme coût brut de la relance de cette coopération économique que l’on qualifie volontiers de “gagnant-gagnant” dans les milieux officiels.
Sur place, à Antalya, Félix-Antoine Tshisekedi et Recep Tayyip Erdoğan se sont accordés aux côtés des membres de leurs délégations respectives, tout en réaffirmant leur détermination à relancer la commission mixte RDC-Türkiye, dont la tenue est prévue cette année même dans la capitale congolaise, Kinshasa.
Poursuivant leurs échanges, ils ont abordé la question liée aux enjeux de la présidence congolaise tournante du Conseil de sécurité de l’ONU prévue au mois de juillet prochain. À ce sujet, le président congolais a réitéré l’engagement de son pays à promouvoir le multilatéralisme et le respect du droit international. Félix Tshisekedi a fait comprendre à son homologue que «la participation de la RDC sera résolument constructive et holistique. Elle s’articulera autour de deux priorités indissociables: paix et sécurité, d’une part, et prévention et résolution des conflits, d’autre part».
La Turquie et la RDC entretiennent d’excellentes relations marquées par une amitié solide et un véritable esprit de solidarité entre les deux gouvernements ainsi qu’entre les deux peuples. Le chef de l’État congolais est intervenu au cours de ce sommet sous le thème de l’appropriation régionale dans un monde en transformation, au cours de laquelle il a partagé la vision de son pays en matière de diplomatie régionale, de consolidation de la paix et de coopération internationale.
Ce forum de trois jours avait réuni plus de 5.000 participants et hauts responsables en provenance de près de 150 pays dont des chefs d’État et de gouvernement, des diplomates de haut rang, ainsi que des experts venus des quatre coins du monde, autour des grands enjeux politiques et géostratégiques contemporains.