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LA BELGIQUE FACE A UNE DETTE DE CLARIFICATION : Lumumba, justice enfin ?

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Arrestation de Patrice Lumumba
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Soixante-cinq ans après l’assassinat le 17 janvier 1961 à Shilatembo (Haut-Katanga) de Patrice-Emery Lumumba, le père de l’indépendance congolaise, la justice belge a ordonné, mardi 17 mars, le renvoi en procès de l’ancien diplomate belge, Etienne Davignon, pour présomption de ‘’participation à des crimes de guerre’’ suite à son implication dans ce crime d’État que le Royaume de Belgique n’a jusqu’à ce jour assumé que « moralement ».
La décision a été rendue à huis clos par la chambre de conseil du tribunal de première instance de Bruxelles. Le parquet fédéral a confirmé à ce renvoi.
A l’instar de la famille Lumumba représentée lors du prononcé de cette décision par ses deux petits-enfants Yema et Mehdi, la plupart des Congolais ne boude pas leur satisfaction de voir les instances judiciaires de l’ancienne métropole coloniale faire droit à la requête légitime de voir la justice passer sur cet événement douloureux qui a marqué à jamais la naissance de la République Démocratique du Congo.
Le Vicomte Etienne Davignon est soupçonné d’avoir été un des maillons de ce que la clameur mondiale continue à considérer comme « une funeste entreprise criminelle étatique » selon les mots de Me Christophe Marchand, avocat de la partie civile. La question est de savoir si ce dernier survivant de la dizaine d’officiels et d’exécutants belges mis en cause dans ce dossier a participé à l’assassinat du premier 1er ministre de la RD Congo. Le parquet belge qui avait requis le renvoi de Davignon devant le tribunal correctionnel de Bruxelles le pense.
Le monde belge de l’industrie et des affaires ainsi que le palais royal avaient appuyé et financé la sécession de la riche province minière congolaise du Katanga le 11 juillet 1960, 11 jours seulement après la proclamation de l’indépendance afin d’y instaurer un régime qui leur serait favorable et leur permettrait, espéraient les dirigeants de l’époque, de faire main basse sur les énormes ressources économiques du pays.
Avant d’être assassiné, le 1er ministre Lumumba avait été renversé à la mi-septembre 1960 par un coup d’État du colonel Mobutu. Transféré dans la région sécessionniste du Katanga, il avait été exécuté le 17 janvier 1961 par des séparatistes, avec l’appui d’agents publics belges. Il avait 36 ans. Son corps avait été dissous dans de l’acide sulfurique.
Seule personne vivante pouvant encore répondre d’une éventuelle responsabilité pénale, parmi la dizaine de fonctionnaires, policiers ou officiers de renseignement belges visés initialement dans une plainte déposée en 2011 à Bruxelles par des enfants du défunt : Etienne Davignon, ancien diplomate, haut fonctionnaire et grand chef d’entreprise belge, aujourd’hui âgé de 93 ans. Il conteste véhémentement les faits qui lui sont reprochés.
A l’époque de l’indépendance du Congo, M. Davignon, qui aura ensuite une longue carrière d’homme d’affaires et sera même commissaire européen au cours des années 1980, avait été un jeune diplomate au service du ministère des Affaires étrangères belges.
Il est soupçonné d’avoir pris part à la conspiration qui a coûté la vie à Lumumba notamment en négociant et facilitant le transfert du leader du MNC/L vers la province sécessionniste du Katanga où les autorités locales avaient juré sa perte.
Dans sa demande de renvoi en procès formulée en 2025, le parquet fédéral avait épinglé l’infraction de « participation à des crimes de guerre » pour l’implication du suspect dans « la détention ou le transfert illicite » de Patrice Lumumba. Il a également pointé de présumés « traitements humiliants et dégradants » contre la victime.
La comparution de cette personnalité belge est cependant loin de permettre l’établissement de la vérité sur cette cynique décapitation du mouvement indépendantiste congolais. Il y a quelques années, le sociologue belge Ludo De Witte exprimait sa déception face aux « entraves de Bruxelles à la compréhension de la destruction du premier gouvernement congolais et de la liquidation de son dirigeant central, Patrice Lumumba (car) certaines fractions de la classe dominante belge ne veulent pas que toute la vérité soit connue sur le martyre de Lumumba».
Il a critiqué sans aménité Jacques Brassinne qui, dans sa thèse de doctorat sur la mort de Lumumba, « s’est comporté en avocat à décharge de l’establishment belge et de ses émissaires au Katanga ». Dans le même sens, en rupture avec l’historiographie officielle belge disculpant l’ancienne métropole coloniale du Congo de toute responsabilité dans le complot contre Lumumba, les politologues Gauthier De Villers et Jean Omasombo notent que bien d’autres éminentes personnalités belges ont‚ sous une forme ou sous une autre, participé au crime d’État du 17 janvier 1961.
Des pressions affleurent ci et là sur les berges de l’Escaut pour étouffer toute vérité qui pourrait causer dommage aux piliers de l’establishment belge. De Witte ramène à la surface l’anxiété qu’éprouvent d’aucuns à Bruxelles si des recherches révélaient des faits nouveaux sur le rôle de la Belgique, qui voyait ses intérêts fondamentaux menacés par Lumumba. « Au-dessus de l’enquête rôde le fantôme du roi Baudouin qui avait soutenu les adversaires de Lumumba et anobli les protagonistes belgo-katangais de la crise congolaise que furent le 1er ministre Gaston Eyskens, son ministre des Affaires étrangères Pierre Wigny, Jacques Brassine, le major Guy Weber etc.
A l’évidence, la décision de renverser Patrice Lumumba et de le faire passer de vie à trépas a bel et bien été prise par le gouvernement belge, à cause de son radicalisme révélé par son discours improvisé du 30 juin 1960 devant un roi belge atterré, et de sa décision d’africaniser le corps des officiers de la Force publique (armée) après la mutinerie des soldats, qui avait scellé le sort des officiers belges que Bruxelles espérait instrumentaliser pour contrôler le pays en y instaurant un régime néocolonial.
José Mbembo
avec Le Maximum

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