La République démocratique du Congo et le Royaume du Maroc passent à la vitesse supérieure dans la consolidation de leurs relations diplomatiques et économiques. En début de semaine, à Kinshasa, les experts des deux pays ont procédé à l’harmonisation et à la validation de plusieurs projets d’accords de coopération. Ces instruments juridiques, qui couvrent des secteurs névralgiques tels que les mines, l’agriculture, la formation et la recherche, seront formalisés lors de la prochaine session ministérielle de la Grande Commission mixte.
Au terme de séances de travail soutenues, les deux délégations ont paraphé l’ensemble des documents techniques, notamment les projets d’accords, le procès-verbal des échanges ainsi que le communiqué conjoint. Ce travail préparatoire garantit la cohérence juridique des engagements bilatéraux et aligne les priorités des deux États sur des objectifs de développement mutuel.
Chef de la délégation marocaine, Abdellah M. Boutadghart a salué la qualité des échanges, réaffirmant la disposition du Royaume à accompagner la RDC dans ses projets de développement.
« Le Royaume du Maroc reste disposé à partager son expérience et à soutenir les initiatives de développement engagées par la RDC », a-t-il déclaré.
Du côté congolais, le secrétaire général aux Affaires étrangères, Apollinaire Langba Mbongi, a mis en exergue les opportunités offertes par ce partenariat renouvelé. Selon lui, les synergies dans les secteurs de l’agriculture et des mines constituent un levier stratégique pour la création de richesses et d’emplois.
L’enjeu majeur de ce rapprochement diplomatique réside désormais dans la concrétisation des engagements pris. Les projets validés à Kinshasa devront se traduire par des investissements effectifs et des retombées sociales mesurables pour les populations des deux pays.
Cette accélération de l’axe Kinshasa-Rabat s’inscrit dans la vision de diversification des partenariats internationaux impulsée par le gouvernement congolais. Ainsi, la RDC entend renforcer ses alliances Sud-Sud afin de soutenir sa transformation économique.
FIDEL SONGO