ENTRE PHENIX ET CHETAH A BARUMBU, UNE PARCELLE A PROBLEMES : Ndona Lena et Maketa Makeya, sa nièce, devant les juges

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Tribunal de paix de Kinshasa Gombe

Une parcelle située entre l’Hôtel Phoenix et le dancing Club Chetah, dans la commune de Barumbu, fait objet de litige entre dame Ndona Lena et sa nièce, Maketa Makieya, au Tribunal de paix de Kinshasa Gombe. Ndona Lena attaque pour faux le procès-verbal de conseil de famille initié par sa nièce, Maketa Makieya, après la mort de son frère Thomas Lemba, ainsi que le certificat au nom de ce dernier sur la parcelle précitée. Il s’agit d’une copropriété, selon Ndona Lena.
Au cours de l’instruction, l’avocat de la partie citante Ndona Lena explique que le père de sa cliente, agent de l’administration coloniale, était décédé en 1942 de suite d’un accident de circulation. Suite à cette disparition, la famille a été indemnisée, et la citante a été chargée à l’époque de percevoir les frais de dédommagement à remettre à leur mère, le De Cujus. Cette dernière avait eu 3 enfants, dont le père de Maketa Makieya. Thomas Lemba , emprunta une importante somme d’argent du De Cujus, qu’il n’avait pu rembourser, malgré les pressions familiales. Il finira néanmoins par céder une portion de sa parcelle de terre comprise entre l’actuel dancing club Chetah et l’Hôtel Phoenix, en 1972, aux trois enfants de son frère en guise de compensation de la dette.
Thomas Lemba en remettra le livret de logeur à ses nièces et neveux pour leur permettre de jouir du bien immobilier cédé. La citante ainsi que sa sœur attendaient ainsi que le frère, père de la prévenue Maketa Makieya, effectue la mutation en leurs noms lorsque ce dernier tomba malade avant de succomber en 2011 dans un pays étranger.
En 2017, l’Hôtel de Ville de Kinshasa convoquera Mme Ndona pour l’informer de l’existence d’un procès-verbal de conseil de famille, d’un certificat d’enregistrement au nom de leur frère décédé, et d’un acte de succession, sans que la citante n’ait jamais été informée de l’établissement de ces documents.
Aujourd’hui, Maketa Makieya entreprend de menacer les locataires de ses tantes paternelles, alors que les lieux appartiennent à trois personnes et non pas seulement à son père, leur frère décédé. La citante en veut pour preuve le fait que les fatures Regideso et SNEL sont encore destinées à leur oncle, Thomas Lemba.
Un faux certificat et un faux PV de conseil de famille
Le conseil de la citante note ainsi que le certificat d’enregistrement déposé par la citée Maketa Makieya à l’Hôtel de Ville n’est pas authentique ; le vrai certificat doit retracer l’appartenance de la parcelle, indiquer les titres qui ont précédé. Mais il n’est fait allusion nulle part au livret de logeur de sieur Lemba Thomas, propriétaire originaire.
Quant au procès-verbal de conseil de famille, il ne reprend que les noms des enfants du frère décédé de la citante et celui de la veuve. Il ne mentionne aucun autre membre de la famille pourtant composée de 3 parents. Le document a été élaboré alors que certains parmi les enfants se trouvaient à Londres aux obsèques de leur père, a rapporté le conseil de la citante. Pour qui l’usage de ces deux documents a été fait à l’Hôtel de Ville lorsque la citante ainsi que sa sœur ont été convoquées.
La prochaine audience sera consacrée au dépôt de documents supplémentaires attestant de l’appartenance de la parcelle querellée à sieur Thomas Lemba et à l’audition des autres enfants de ce derniers sur la propriété litigieuse.
RBV

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