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STRAUSS KAHN ET DE VILLEPIN AU PORTILLON DE KINSHASA : Fatshi dans les griffes des lobbyistes

En attendant la nomination d’un ministre des Affaires étrangères à Kinshasa, la représentation et la défense des intérêts du nouveau pouvoir en RD Congo relèvent du domaine de l’inconnu pour l’opinion nationale. Des occidentaux se bousculent au portillon pour boucher le trou en proposant leurs services au nouveau président de la République. Ils sont particulièrement actifs depuis que Félix Tshisekedi manifeste l’intention de se faire recevoir à l’Elysée, dans les prochains mois, par Emmanuel Macron. Et pour d’autres dossiers financiers.
Selon la presse outre Méditerranée, ESL & Network, un puissant lobby piloté par Alexandre Medvedowsky a accouru à Kinshasa, très tôt, pour offrir ses services au nouveau chef de l’Etat, qui devraient consister en la représentation de ses intérêts à Paris. En mars dernier, Medvedowsky a été aperçu à Kinshasa, flanqué de l’ex-diplomate et actuel Coordonnateur national du renseignement (CNR) Didier Le Bret, ils se sont entretenus avec Fatshi et son dircab Vital Kamerhe.
Un peu moins discret, puisque la presse locale l’a surpris dans les couloirs de la présidence de la République, l’ancien 1er ministre français, Dominique de Villepin (désormais patron de son entreprise de lobbying, Villepin International), est venu à deux reprises à Kinshasa (février et mai) offrir des services à Félix Tshisekedi. Pour mettre plus de chance de son côté, Dominique de Villepin s’est fait accompagner en mai dernier de Pascale Perez, une consultante qui dirige le groupe International Service Corp. Cette dernière, rapporte-t-on, s’est très vite rapprochée de Vital Kamerhe dans le dessein de se faire désigner relais de Kinshasa dans l’ancien espace soviétique. Tandis que Villepin souhaite pour sa part se positionner comme la liaison officielle entre Kinshasa et la Chine. Même le célèbre ancien directeur général du FMI, Dominique Strauss Kahn (DSK) ne s’est pas empêché d’accourir à Kinshasa début juin, pour proposer d’aider Fatshi à négocier un programme intérimaire avec son ancienne institution financière mondiale. Une mission qu’il exécute déjà en faveur de Denis Sassou Ngouesso, le président Brazza-Congolais.
Le 8 juin dernier, c’est l’homme d’affaires marocain, Richard Attias, qui a rappliqué à la cité de l’Union Africaine où il s’est entretenu avec le duo Fatshi-Kamerhe.
Si la présidence de la République n’a pas encore formellement pris des engagements avec ces lobbyistes qui se bousculent à son portillon, Vital Kamerhe, le dircab de Fatshi, aurait déjà nanti la plupart d’entre eux de lettres de mission. En attendant des contrats en bonne et due forme.
J.N

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