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OSISA ORGANISE DES SEMINAIRES A KINSHASA : ONG, le retour des agents d’influence

Du 30 décembre 2018 au 1er octobre 2019, cela fait 9 mois que l’opinion congolaise a de moins en moins entendu parler les ONGs, de défense des droits humains ou autres, sur les questions d’intérêt national. Tout s’est passé comme si le changement intervenu au sommet de l’Etat, qui a vu un opposant parmi les plus radicaux répertoriés au pays de P.E Lumumba depuis quelques décennies accéder à la magistrature suprême avait littéralement tétanisé plus d’un.
En RD Congo, et particulièrement à (ou de) Kinshasa la capitale, seule l’ACAJ (Association Congolaise pour l’accès à la justice) de l’avocat Georges Kapiamba donnait encore de la voix sur divers sujets, sans pour autant convaincre de la pertinence de ses interventions, plus politiques que sociales et citoyennes. Ces dernières heures, des voix se sont élevées avec insistance, pour inviter ce prétendu défenseur des droits des congolais à transformer son organisation en parti politique, carrément.
Mais il semble qu’on n’en est pas pour autant vraiment sorti de l’auberge ‘’droitsdel’hommiste’’. La nébuleuse a encore de la ressource et en donne la preuve en lançant l’organisation d’un séminaire destiné à … 50 ONGs du cru, financé par OSISA. C’est, en fait, l’Open Society Initiative for Southern Africa qui a repris du service depuis lundi 30 septembre 2019 en se chargeant de la formation d’« activistes des droits de l’homme» ainsi qu’on les désigne, jusqu’au 4 octobre courant. «Les participants sont principalement des organisations bénéficiant ou ayant bénéficié de subventions d’OSISA», lit-on sur la dépêche des confrères en ligne qui annoncent l’événement. Qui sont conviés à des séminaires de formation qui visent à doter les participants de connaissances et d’informations susceptibles d’encourager leur réactivité face à un contexte social, politique et évolutif. «Outre l’amélioration des capacités techniques et administratives des organisations, les séminaires fourniront également aux participants un cadre de réflexion sur le sens de l’engagement associatif, la pérennisation des organisations de la société civile, ainsi que le développement d’une approche inclusive au sein des organisations vis-à-vis des catégories sociales les plus marginalisées à savoir notamment les femmes, les jeunes, ainsi que les personnes vivantes avec handicap. Chaque intervenant favorisera donc une approche participative visant à impliquer les participants dans l’analyse et la définition de solutions plus favorables aux réalités contextuelles dans lesquelles ils évoluent », selon OSISA.
Nick Elebe, le directeur d’OSISA RDC explique à la presse que le séminaire de Kinshasa est «une opportunité pour nous de réunir dans une salle plusieurs de nos partenaires venus de Kinshasa et des provinces. Ils travaillent sur des thèmes variés: justice, éducation, santé, accès à la terre, les droits des personnes vivant avec handicap et d’autres. Nous allons discuter sur une série de sujets importants dont le statut et la nature de la société civile. Nous estimons qu’il est important que les organisations apprennent à revenir sur les fondamentaux : ce qu’est la société civile originairement ? Quel est le son rôle? Quelles sont ses responsabilités ? Quel est son mandat ? ».
Mais il se tait sur l’essentiel, c’est-à-dire, les objectifs poursuivis par les pourvoyeurs de fonds de ces organisations dites de la société civile qui échappent à toute traçabilité dans les pays du continent. Ainsi que sur les objectifs réels et pas toujours philanthropiques, qu’ils poursuivent.
Parce que sur OSISA, une nébuleuse entretenue par le milliardaire israélite yankee d’origine hongroise Georges Soros, un ouvrage sur ses «réseaux», œuvre de trois auteurs français, a révélé le pot aux roses l’année dernière. Profitant du fait que les multinationales et leurs lobbies sont devenus d’importants acteurs des relations internationales, Georges Soros et ses organisations de la société civile oeuvrent en réalité à la mise en œuvre et à la pérennisation de l’économie de marché en RDC et partout ailleurs en Afrique.
Cet homme, à la fois philanthrope et spéculateur hors pair, est le même qui avait financé naguère les campagnes électorale des démocrates US, Barack Obama et Hilary Clinton. En même temps qu’il influait sur les marchés boursiers en accumulant des fortunes sur les dettes de certains Etats. Ses discours sur la démocratie et l’Etat de droit masquent des ambitions pour faire main basse sur les ressources de la RDC, affirment comme en chœur, Dominique Plihon, Bertrand Badie et Domine Vida.
De cet activisme idéologique de Georges Soros, Nick Elebe, fils de l’écrivain congolais mobutiste Elebe Ma Ekonzo, n’en parle pas assez.
Nous y reviendrons.
J.N.

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