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MATERIAUX DE CONSTRUCTION : Le code minier révisé gêne les travaux publics et les transports

Branle-bas en perspectives entre les ministères en charge des Travaux publics et celui des Transports contre les Mines. Les matériaux de construction à usage courant, classées en carrières et utilisées dans l’industrie du bâtiment comme matériaux ordinaires non décoratifs reviennent aux Mines selon le Code minier révisé.
Les experts des Travaux publics rechignent en dépit des assurances leur fournies selon lesquelles les matériaux de construction en question concernent plutôt des substances minérales non métalliques de faible valeur et exploitées extensivement à petite échelle. La tension couve encore à la faveur du manque d’opérationnalisation de la direction des Carrières au ministère des Mines. Annoncée pour 2019, rien n’est venu jusque fin juillet 2019. Près de 5 milliards FC font défaut pour le fonctionnement de la direction. Le ministère des Mines dit accuser un gap de 1.360.561.850 FC pour la création de trois nouvelles directions : la direction administrative et financière, la direction des Archives et Nouvelles technologies de l’information et de la communication ainsi que la direction des carrières. Par ailleurs l’opérationnalisation de ces directions va nécessiter 3.000.000.000 FC. Toutefois, de l’avis des experts du ministère des Mines, le secteur des carrières peut se rentabiliser à court terme au regard du boom immobilier de ces 20 dernières années.
La Carrière, selon le code minier révisé, porte sur tout gisement des substances minérales classées en carrières exploitables à ciel ouvert et/ou toute usine de traitement de produits de cette exploitation se trouvant dans le périmètre de carrière pour réaliser leur transformation en produits marchands, y compris les installations et les matériels mobiliers et immobiliers affectés à l’exploitation. Les matériaux de construction à usage courant : les substances minérales classées en carrières et utilisées dans l’industrie du bâtiment comme matériaux ordinaires non décoratifs. Il s’agit notamment des argiles à brique, sables, grès, calcaire à moellon, marne, quartzite, craie, – gravier alluvionnaire, latérites et basaltes.
Les minéraux industriels désignent, en pratique, les substances minérales classées en carrières et utilisées comme intrants dans l’industrie légère ou lourde. Les experts du ministère des Mines citent notamment le gypse, le kaolin, la dolomie, le calcaire à ciment, les sables de verrerie, la fluorine, les diatomites, la montmorillonite et la barytine. De tous ces matériaux, caillasses, moellons et sables sont sans doute les plus exploités, et le calcaire à ciment, le plus onéreux.
A Kinshasa, dix tonnes de sable se négocient à 150 USD, celles de caillasses à 380 USD et de moellons à 250 USD. La taxe d’extraction de sable dans le lit mineur d’une voie navigable et ses abords qui relevait du ministère des Transports et des voies navigables devrait revenir aux Mines.
Le secteur des constructions est, en réalité, porté par les privés. L’Etat a réduit considérablement ses dépenses dans les bâtiments et travaux publics pour 2018. Le budget public du secteur des BTP se chiffre à 865,5 mil- liards FC soit moins de 480 millions USD.
POLD LEVI

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