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IL A FINI PAR S’EN RENDRE COMPTE : Pour Fatshi, Genève a été un enfer

Le conclave qui a rassemblé 7 des leaders de l’opposition politique rd congolaise à l’Hôtel Warwick de Genève sous l’égide de la Fondation Kofi Annan n’en finit pas livrer ses secrets. Sur ce rassemblement qui aura abouti à l’éclatement de ce qui restait de l’opposition radicale au pays de Patrice-Emery Lumumba, se racontent des anecdotes disertes sur bizarreries qui ont entouré la désignation de Martin Fayulu en qualité de « candidat unique » de l’opposition. Manipulations, duperies, pressions, mysticisme des loges plus ou moins magiciennes … tout y passe. Et Félix Tshilombo Tshisekedi, le président de l’UDPS/T littéralement « grugé » (c’est son expression) par l’accord conclu et signé à Genève n’a pas démenti ces anecdotes en accourant à Bruxelles, aussitôt le conclave terminé, se prosterner devant la dépouille de son père défunt, qui attend toujours son inhumation plus d’un an après son décès.
Devant les militants de l’UDPS/T au siège du parti sur la 10ème rue à Limete, le « candidat unique » du CASH (Camp pour le Changement) à la présidentielle 2018 a tenté d’expliquer le contexte qui a conduit à la signature de l’accord dénoncé quelques jours plus tard. Sous pression de la base restée à Kinshasa. A Genève, il s’agissait d’un complot, a-t-il expliqué comme pour s’excuser d’avoir paraphé l’accord du 11 novembre 2018. « Nous avons été menacés même par des étrangers. Pour nous, c’était un complot international. Nous avons préféré avoir des bons rapports avec le peuple qu’avec eux … », s’est-il défendu.
Même dans ces milieux radicalisés où les thèses de la majorité au pouvoir sont systématiquement mal présentées aux combattants, l’aveu a fait tiquer plus d’un. Parce qu’en évoquant l’existence d’un complot international, Félix Tshilombo ne faisait que confirmer ce qui est connu depuis belle lurette : la RD Congo fait l’objet d’un complot international permanent qui vise rien moins que sa balkanisation depuis de nombreuses années. Il en aura fallu, du temps, pour que le président d’un des partis politiques les mieux représentés du pays se persuade de cette vérité qui date des années des indépendances. Mais mieux vaut tard que jamais, se dit-on dans les milieux politiques enthousiastes.
J.N.

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