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FATSHI AU SIEGE DE L’IGF : Consécration pour Alingete

Mercredi 17 novembre 2021 restera à jamais gravé dans les annales de notre pays, particulièrement dans les registres de l’Inspection générale des finances (IGF), où le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, s’est rendu malgré la pluie qui a arrosé la ville de Kinshasa pour une visite d’inspection.
Sanglé dans un de ses Safari habituels de couleur bleu ciel, l’hôte du chef de l’Etat attend, mine sereine, d’accueillir le premier citoyen du pays qui est en même temps son autorité de tutelle, le président de la République. C’est un Felix Tshisekedi confiant qui serre la main de son collaborateur que les chroniqueurs appellent désormais, non sans admiration, le gendarme financier national. A l’évidence, le chef de l’Etat fait confiance à Jules Alingete Key et son équipe qui matérialisent son programme de lutte contre la corruption.
La visite du mercredi 17 novembre est en réalité un message de Fatshi à la nation : De la lutte contre la corruption, il en fait son affaire.
Le sens de l’évènement
En fait, le chef de l’Etat s’est rendu au QG de de l’IGF pour y inaugurer un nouvel amphithéâtre portant son nom, symbole de ses efforts dans la lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance menée par ce service public. Le président Tshisekedi entendait ainsi apporter son soutien à l’ensemble du corps des inspecteurs des finances congolais qui relève de la présidence de la République.
Dans son adresse, l’unique de la journée, l’inspecteur général des finances-chef de service, Jules Alingete, a affirmé que cette visite historique «témoigne de la place prépondérante que le président de la République accorde à la lutte contre les antivaleurs et l’impunité dans la gestion des finances publiques. Votre présence doit être perçue comme un message fort que votre autorité lance à l’endroit de tous les gestionnaires publics pour qu’ils s’imprègnent de la bonne gouvernance prônée par votre autorité».
Si le rattachement de l’inspection générale des finances à la présidence de la République date de bien longtemps avant son avènement à la tête de l’Etat, force est de reconnaître que c’est avec Félix Tshisekedi que ce service chargé du contrôle des moyens financiers de l’Etat a engrangé ses plus beaux succès dans son action de lutte contre les antivaleurs et l’impunité dans la gestion des finances publiques en RDC.
Alingete lui-même aime à répéter que désormais, les détourneurs des deniers publics seront poursuivis jusque dans leurs derniers retranchements.
Avec un soutien de ce calibre, nul doute que l’IGF maintiendra sans faille la pression, mieux, la traque pour extirper de l’appareil de l’État les pratiques des prévarications, de malversations et autres manipulations frauduleuses auxquelles nombre de ‘‘kuluna en cravates’’ se sont spécialisés au cours des dernières années au dépens du Trésor public.
Jules Alingete souligne que l’érection de l’amphithéâtre «Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo» s’inscrit dans le cadre de l’amélioration des conditions de travail des inspecteurs des finances. Cette infrastructure servira principalement aux séances de formation permanente et de mise à niveau des inspecteurs de ce service de contrôle.
L’ouvrage inauguré
L’amphithéâtre «Félix-Antoine-Tshisekedi-Tshilombo» inauguré mercredi 17 novembre est un espace répondant aux standards internationaux. Il est destiné à servir de cadre de formation aux inspecteurs de l’IGF.

Lutte contre la corruption, Fatshi en fait son affaire

Créée il y a de cela 34 ans (1987), l’Inspection générale des finances (IGF) est un service de contrôle doté d’une autonomie administrative et financière. Elle dispose d’une compétence générale et supérieure en matière d’audit et de contrôle des finances et des biens publics.
À ce titre, l’IGF accomplit toute enquête ou mission d’audit, d’inspection, de vérification, de contre-vérification et de surveillance de toutes les opérations financières, tant en recettes qu’en dépenses du pouvoir central, des provinces et des entités territoriales décentralisées ainsi que des organismes ou entreprises publiques.
Depuis son avènement à la tête de l’Etat rd congolais il y a près de 3 ans, le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a fait de l’IGF le bras séculier du pouvoir en matière de bonne gouvernance.
Ses enquêtes n’épargnent personne et portent déjà des fruits si l’on doit comparer ses performances actuelles à la léthargie dans laquelle il se morfondait naguère. Selon plusieurs membres du corps des inspecteurs des finances, grâce à cette nouvelle impulsion donnée à leur mission, le gouvernement pourrait mobiliser et dépasser les assignations budgétaires prévues dans la loi de finances 2022.
Le message du jour
Le chef de l’Etat a fait le déplacement du QG de l’Inspection générale des finances pour réitérer son soutien au corps des inspecteurs des finances congolais qu’il couve de sa bienveillance.
Il a pu en cette circonstance, saluer les avancées enregistrées dans la lutte contre de nombreux actes d’indélicatesse financière dénoncés et déférés devant les Cours et tribunaux grâce à la perspicacité de Jules Alingete et ses collaborateurs. En présence des agents et cadres de l’IGF, le n°1 congolais s’est félicité de la détermination de l’inspection générale des finances en matière de lutte contre la corruption en affirmant notamment : «Aujourd’hui, de plus en plus on sent qu’il y a la peur de l’État. Aujourd’hui un responsable avant de mettre l’argent dans sa poche, il réfléchit et dit, ah si l’IGF passe par ici, Nabebi».
Briser le paradoxe congolais
Arrivé sous une pluie fine vers 11h25’, le chef de l’État, accompagné de quelques membres du gouvernement, a été ovationné par une foule amassée le long de l’avenue Haut commandement avant son entrée dans l’enceinte de l’IGF et de procéder à la coupure du ruban symbolique de l’amphithéatre «Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo», d’une capacité de 120 places.
Son message peut se résumer en un encouragement au gendarme financier de l’Etat à persévérer dans sa tâche de rétablissement de l’orthodoxie dans la gestion des finances de la République Démocratique du Congo.
C’est une façon pour le 5ème président de la RDC de s’assurer de la restauration de l’autorité de l’Etat dans ce secteur crucial pour la survie économique de la nation.
Il s’agit, pour le président de la République, de réitérer son engagement de lutter, via l’IGF, contre la corruption et autres crimes économiques qui ont retardé jusqu’à ce jour le décollage de ce pays potentiellement riche avec un peuple paradoxalement parmi les plus pauvres de la planète.
C’est dire que ceux qui, à Kinshasa et dans les 26 provinces, s’évertuent à faire s’entêter dans les mauvaises habitudes du passé qui consiste à s’en mettre plein les poches en puisant impunément dans les caisses de l’Etat n’auront qu’à s’en prendre qu’à eux-mêmes. Rien ne sera épargné pour les mettre hors d’état de nuire.

IGF: Audit, contrôle supérieur

Avant la cérémonie de coupure du ruban symbolique et la visite des installations de l’IGF, Jules Alingete a affirmé que cette inauguration entrait dans le cadre de la matérialisation de la vision «Le Peuple d’Abord» et de la bonne gouvernance en République Démocratique du Congo. Une vision brillamment incarnée par le garant de la nation.
Pour Jules Alingete, «cette visite est autant plus historique qu’elle est la première d’un chef d’Etat depuis la création de l’Inspection générale des finances, le 15 septembre 1987. Elle témoigne de la place prépondérante que votre autorité accorde à la lutte contre les antivaleurs et l’impunité dans la gestion des finances publiques. C’est une présence perçue comme un message fort que votre autorité lance à l’endroit de tous les gestionnaires publics pour qu’ils s’imprègnent de la bonne gouvernance prônée par votre excellence et qui implique la redynamisation ainsi que la revitalisation de la fonction contrôle à tous les niveaux de l’Etat. Aujourd’hui, grâce à la lutte contre la corruption et l’impunité, qui constitue l’un des piliers importants de votre mandature, tous les gestionnaires à tous les niveaux et sans exception, rendent compte. Sous le leadership de votre autorité, la RDC se met petit à petit sur l’orbite de la bonne gouvernance souhaitée par tous y compris ses partenaires extérieurs».
Le n° 1 de l’IGF considère la présence du chef de l’État dans les installations de ce service public comme une marque de confiance et de la volonté de l’autorité suprême d’impacter la bonne gouvernance défendue par son institution.
Il s’est félicité de l’amélioration exponentielle de la situation socioprofessionnelle ainsi que du cadre de travail de l’ensemble du personnel de l’Inspection générale des finances grâce à l’appui ferme et sans faille du président Félix Tshisekedi.
Sur les voyages du chef de l’Etat
L’inspecteur général chef des services de l’IGF, Jules Alingete, a également abordé la polémique soulevée par le coût des voyages à l’étranger du chef de l’État.
Il a à ce sujet d’abord, retenu qu’à ce jour, l’isolement diplomatique dans lequel se débattait ce géant d’Afrique qu’est la République Démocratique du Congo appartient au passé grâce à l’entregent ainsi développé au plan international par le chef de l’Etat depuis son avènement fin décembre 2018. Le président Tshisekedi a réussi à expliquer et à convaincre tous les partenaires de la nécessité de coopérer avec la République Démocratique du Congo, ce qui n’est pas une mince affaire dans un monde de plus en plus concurrentiel et interdépendant.
Quant au coût financier desdits voyages, l’inspecteur général Alingete a tenu à préciser que tous ces déplacements n’ont coûté à l’Etat que 50 millions USD. «Tous les voyages du chef de l’État, n’ont pas coûté 500 millions USD au pays, on est à moins de 50 millions USD (…), Ces voyages du Président sont à la base aujourd’hui de la notoriété de la RDC, de sa crédibilité auprès des institutions internationales», a-t-il indiqué à ce sujet.
A propos des dépassements budgétaires
L’IGF estime que pour l’exercice 2020, il n’y a pas eu de dépassement budgétaire à la présidence de la République.
«Au niveau de la présidence de la République, le gestionnaire des crédits n’est autre que le directeur de cabinet et non le président de la République (…) Pour l’exercice 2020, il n’y a pas eu dépassement», a-t-il précisé avant d’expliquer que le dépassement budgétaire est une notion «exercice clos».
Pour rappel, après son accession à la magistrature suprême le 24 janvier 2019, Félix Tshisekedi avait effectué son premier voyage officiel à l’étranger en février 2020, pour rencontrer son homologue angolais Joao Lourenço à Luanda.
Aujourd’hui, le successeur de Joseph Kabila par ailleurs président en exercice de l’Union africaine pour 2021 a effectué une centaine de voyages à l’étranger en moins de 3 ans…
L’inspecteur général des Finances-chef des services sait manifestement de quoi il parle car il a de par la loi la responsabilité de superviser et coordonner l’ensemble des activités de l’IGF et de faire régulièrement rapport au président de la République ou à son délégué.

L’autorité de l’Etat dans le secteur financier

À ce titre, il prépare et soumet à l’approbation du président le programme annuel d’actions de l’IGF ainsi que le programme des missions ponctuelles, ordonne les missions d’inspections ou d’enquêtes reprises dans le programme annuel d’actions ou dans le programme des missions ponctuelles. Il supervise l’exécution des missions d’inspection ou d’enquêtes ordonnées, centralise les conclusions, recommandations et mesures en découlant, assure le suivi de l’exécution des mesures, décisions et conclusions desdits rapports de missions d’inspection ou d’enquête.
Il lui revient d’élaborer les rapports trimestriel, semestriel et annuel d’activités ainsi que le rapport synthèse annuel des missions d’inspection ou d’enquête exécutées à l’attention du président de la République.
Il gère le personnel, les crédits ainsi que le patrimoine de l’Inspection Générale des Finances, supervise le service administratif, financier et technique d’appoint (SAFT en sigle).
Il existe différentes brigades permanentes au sein de l’Inspection générale des finances. Elles sont chargées respectivement des attributions suivantes : la coordination qui assure les fonctions d’animation et d’encadrement des services, la brigade des recettes douanières, fiscales et parafiscales qui contrôle et vérifie, auprès des services générateurs des recettes, toutes les opérations de constatation, de taxation, de liquidation, d’ordonnancement et de recouvrement des recettes, l’apurement du contentieux et les documents comptables y afférents ; la brigade des dépenses publiques qui contrôle et vérifie l’engagement, la liquidation, l’ordonnancement et le paiement des dépenses publiques; la brigade des établissements ou organismes publics, des entreprises publiques, des sociétés d’économie mixte ou subventionnées et des entités administratives décentralisées qui contrôle et vérifie toutes les opérations financières de ces organismes, entreprises, sociétés et entités ainsi que celles de tout organisme bénéficiant du concours financier de l’État, des entités administratives décentralisées, des entreprises publiques, des établissements publics ou organismes paraétatiques sous une forme quelconque, notamment sous forme de participation en capital, de subvention, de prêt, d’avance ou de garantie. Quant à la brigade de contre-vérification douanière, fiscale, parafiscale et comptable, elle vérifie, au second degré, toutes les situations douanières, fiscales, parafiscales et comptables soumises à la vérification des organes de contrôle interne des autres services publics de l’État, soit en cas de découverte d’une fraude lors de l’exécution normale d’une mission de contrôle ou de vérification, soit sur réquisition des autorités politiques et administratives, soit sur réquisition des autorités judiciaires, soit, enfin, sur dénonciation des tiers.
Des brigades mixtes et/ou ponctuelles peuvent être instituées pour prendre en charge des missions particulières leur confiées.
L’IGF accomplit toute autre enquête ou mission de contrôle, de vérification, de contre-vérification et de surveillance des régies financières de l’État et de tous autres services, organismes, établissements publics de l’État, ordonnées soit sur instruction du président de la République, soit sur réquisition des autorités politiques et administratives, soit sur réquisition des autorités judiciaires ou dénonciation.
Jean Pwonse Nome

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