Une ère de rigueur s’ouvre désormais pour l’industrie extractive en République démocratique du Congo. Sous l’égide du ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, les audits et les mécanismes de contrôle sont considérablement renforcés. Cette démarche vise à éradiquer les activités frauduleuses, à garantir le suivi rigoureux des ressources minérales et à réaffirmer la souveraineté de l’État, s’inscrivant ainsi dans les orientations stratégiques du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, sous la coordination de la première ministre Judith Suminwa Tuluka.
Stratégie de réforme multidimensionnelle
Décembre 2025, par le biais de l’arrêté ministériel n° 00964, le ministre des Mines a ordonné l’interruption des activités de transformation et de négoce des ressources issues de l’artisanat cupro-cobaltifère non conforme. L’objectif principal de cette directive est de consolider la transparence et la traçabilité du cuivre et du cobalt.
Des opérations d’audit dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga réalisées en janvier 2026, ont mis en évidence d’importantes anomalies au sein de plusieurs entités. Ces constats ont immédiatement donné lieu à des injonctions de mise en conformité ainsi qu’à des mesures disciplinaires.
Le ministre Louis Watum Kabamba promeut une culture d’intégrité et d’efficacité axée sur une profonde réorganisation de l’administration minière, caractérisée par la rigueur professionnelle, la présence accrue sur le terrain, l’obligation de rendre des comptes et la performance.
En octobre 2026, les missions d’inspection sur le terrain ont été renforcées, notamment dans la province minière du Lualaba, afin de détecter la présence de ressortissants étrangers en situation irrégulière dans la filière, ainsi que de débusquer les réseaux de perception illégale de redevances par certains agents ou cadres de l’administration.
Le 21 octobre 2026, dans le cadre de l’assainissement général, le directeur général de SAEMAPE, Jean-Paul Kapongo Kadiobo, ainsi que le directeur provincial du Lualaba, Georges Nyembo Kitungwa, ont été suspendus de leurs fonctions en raison de présomptions de fautes professionnelles graves liées à l’exploitation illégale des ressources.
Pour procéder à la restauration de l’ordre dans les entreprises minières, Louis Watum conçoit une feuille de route ministérielle reposant sur quatre orientations fondamentales : la préservation rigoureuse des droits miniers et des concessions légitimement octroyés, la réorganisation de la filière artisanale, notamment par l’établissement de Zones d’exploitation artisanale (ZEA) viables et respectueuses des normes légales, l’optimisation du suivi et de la traçabilité tout au long de la chaîne de valeur du cuivre et du cobalt et la lutte contre les dysfonctionnements administratifs par une exigence accrue de probité et d’application stricte des textes réglementaires.
Réaffirmer la souveraineté étatique pour le bien-être collectif
Par ce déploiement de réformes, l’autorité de tutelle ambitionne de mettre fin aux dérives qui nuisent à la gouvernance sectorielle, altèrent la transparence des transactions et privent le Trésor public de ressources financières cruciales.
La position exprimée par Louis Watum demeure ferme : les activités minières doivent s’exercer en parfaite conformité avec la législation en vigueur en dehors de tout traitement de faveur ou de tolérance indue.
L’objectif ultime est d’une importance capitale : garantir que le vaste patrimoine minéral de la RDC serve de levier au développement socio-économique du pays et bénéficie concrètement à l’ensemble de sa population.
José Mbembo