Le conseil des ministres du 9 octobre a examiné un dossier appelé à compter dans la sécurisation du carburant en RDC, celui du partenariat devant associer la raffinerie Dangote, la Société congolaise des industries de raffinage (SOCIR SA) et le groupe bancaire United Bank for Africa (UBA). Présenté par le vice-premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, le montage repose sur un principe clair. La raffinerie nigériane a retenu la SOCIR SA comme interlocuteur opérationnel pour le compte du pays, tandis que la banque panafricaine s’est dite prête à soutenir le dispositif par une ligne de financement commercial rotative pouvant atteindre 100 millions USD. Pour que ce projet entre en vigueur, il reste deux étapes. D’une part, l’octroi d’un mandat formel à la SOCIR, SA par arrêté interministériel et, d’autre part, la validation, par le gouvernement des paramètres commerciaux essentiels. Daniel Mukoko a sollicité l’accélération de la mise en œuvre de ces deux actions en insistant sur la nécessité de bien garder la main sur chaque opération.
Devant ses collègues, le ministre de l’Économie nationale a présenté l’état d’avancement des discussions à cet égard avant de préciser que la raffinerie Dangote a désigné la SOCIR, SA pour la représenter sur le plan opérationnel, les procédures de conformité ayant déjà été accomplies. Du côté d’UBA, l’intérêt est confirmé et les négociations financières se poursuivent.
Deux conditions avant l’entrée en vigueur
La finalisation du mécanisme et sa mise en œuvre dépendent donc de deux éléments. Le dossier a donc été porté devant le Conseil des ministres pour adoption. Et déjà, la démarche est soutenue par deux membres de l’Exécutif. La ministre des Hydrocarbures s’est employée à montrer l’intérêt stratégique et économique majeur de ce partenariat pour la RDC, alors que sa collègue du Portefeuille a détaillé l’architecture institutionnelle, commerciale et financière du projet.
En conclusion, Daniel Mukoko a demandé au gouvernement de valider cette architecture et de l’autoriser à signer l’arrêté interministériel, une décision indispensable à l’achèvement de l’ensemble du processus, la sécurisation du financement d’UBA ainsi que la garantie d’un approvisionnement direct efficace et la maîtrise des risques pour l’État. Elle doit également permettre, a-t-il expliqué, d’assurer le contrôle gouvernemental et la transparence économique de chaque opération.
FIDEL SONGO