À deux mois du Forum économique Royaume-Uni–RDC prévu à Londres, le gouvernement congolais multiplie les préparatifs pour faire de ce rendez-vous une occasion de présenter les opportunités d’affaires du pays et d’attirer davantage de capitaux britanniques. Le pré-lancement de l’événement s’est tenu mardi 8 septembre 2026 à Kinshasa, en présence de plusieurs acteurs institutionnels et économiques.
Le compte à rebours est lancé. Du 2 au 4 novembre 2026, Londres accueillera un important rendez-vous consacré aux relations économiques entre la République démocratique du Congo et le Royaume-Uni. L’objectif poursuivi est de rapprocher les entreprises des deux pays, de faciliter les investissements et de donner davantage de visibilité aux projets congolais susceptibles d’intéresser les partenaires britanniques.
À Kinshasa, les premières discussions autour de cette rencontre ont réuni le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, et son collègue du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, aux côtés de la baronne Sandip Verma, membre de la Chambre des Lords et présidente du UK–RDC Business Partnership Consortium.
Lors de cette rencontre organisée au Blazon by Fleuve Congo Hôtel, la baronne Sandip Verma a appelé les différents acteurs concernés à se mobiliser dès maintenant. «Nous invitons les entreprises, les investisseurs, les institutions, les représentants gouvernementaux, les membres de la diaspora, les entrepreneurs et les professionnels à manifester leur intérêt pour participer à ce Forum économique Royaume-Uni–RDC», a-t-elle déclaré.
Pour la responsable britannique, Londres sera pendant trois jours un espace de rencontres entre décideurs publics, chefs d’entreprise et investisseurs autour de projets concrets. Les échanges porteront notamment sur les opportunités d’investissement et les possibilités de conclure des partenariats à long terme. Des rencontres B2B et B2G sont également annoncées.
La baronne Sandip Verma a, par ailleurs, assuré que les investisseurs britanniques restent attentifs aux possibilités offertes par le marché congolais. Un signal que Kinshasa entend transformer en engagements économiques concrets.
Des projets congolais attendus à Londres
Du côté congolais, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a lancé un appel aux opérateurs économiques, particulièrement aux jeunes et aux femmes entrepreneures, afin qu’ils ne manquent pas ce rendez-vous.
Le gouvernement souhaite surtout arriver à Londres avec des projets suffisamment préparés pour convaincre les investisseurs. «Commencez à secouer vos gibecières pour identifier les projets qui disposent déjà d’un certain nombre d’études et pour lesquels nous assurerons une bonne promotion à Londres», a lancé Julien Paluku.
Le ministre a également annoncé la mise en place prochaine d’un comité préparatoire chargé notamment de faciliter les démarches administratives des membres de la délégation congolaise. «Un comité préparatoire sera mis sur pied dans les heures qui suivent, avec pour mission de faciliter la délivrance des visas aux membres de la délégation congolaise», a-t-il précisé.
Pour les autorités congolaises, l’enjeu dépasse donc la simple participation à une conférence économique. Il s’agit de profiter de la présence d’investisseurs et de responsables britanniques pour présenter des projets susceptibles de déboucher sur des financements, des partenariats et de nouveaux échanges commerciaux.
La question de l’environnement des investissements a également occupé une place importante dans les échanges. Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a présenté le forum de Londres comme une opportunité de renforcer la présence économique et l’image de la RDC à l’étranger. Il a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts engagés pour améliorer le climat des affaires et rassurer les investisseurs intéressés par le marché congolais.
Le gouvernement entend notamment mettre en avant les réformes engagées ces dernières années ainsi que les garanties offertes aux partenaires économiques.
Patrick Muyaya a également estimé que les évolutions enregistrées depuis l’arrivée de Félix Antoine Tshisekedi à la tête du pays en 2019 ont contribué à renforcer l’attractivité économique de la RDC.
Les autorités congolaises espèrent ainsi présenter un pays capable de transformer ses ressources et ses potentialités en projets d’affaires structurés. Pour Julien Paluku, cette ambition s’inscrit dans la vision portée par le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et la première ministre Judith Suminwa Tuluka. «Pour le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et la première ministre Judith Suminwa Tuluka, ce pays doit être au cœur du développement du continent africain», a-t-il martelé.
Le rendez-vous de novembre servira donc de test grandeur nature pour la diplomatie économique congolaise. Kinshasa devra convaincre, mais surtout présenter des projets prêts à passer du discours aux investissements.
FIDEL SONGO