Roxane de Bilderling, ambassadrice du Royaume de Belgique à Kinshasa a, au cours d’une interview à la presse, rassuré les Congolais. Le Centre européen des visas (CEV), anciennement maison Schengen continue à recevoir sur rendez-vous les requérants pour l’obtention des visas malgré la forte demande ainsi que le piratage de son système informatique. C’est ce que la diplomate a déclaré dimanche à des médias internationaux. «La situation que connaît la RDC aujourd’hui est due à la forte demande ainsi qu’au piratage du système informatique de la maison Schengen par certaines agences de voyage mais le CEV a mis en place un système informatique plus verrouillé et plus robuste susceptible d’en finir avec ces piratages de leur plate-forme de sorte qu’ils ne soient plus les premiers à s’approprier les dates des rendez-vous mises chaque jour à la disposition des demandeurs de visas», a-t-elle précisé avant d’ajouter que la situation était «certes difficile mais il est possible de prendre des rendez-vous au centre de traitement des visas en RDC car chaque jour plus ou moins 250 rendez-vous sont ouverts à des heures différentes».
Roxane de Bilderling a indiqué que pour avoir un rendez-vous, il faut encoder les données dans le formulaire ainsi que dans le passeport pour obtenir un numéro de référence et décrocher un rendez-vous.
La diplomate belge a exhorté le public congolais à bannir l’habitude de demander aux agences de voyage de travailler à leur place pour un service qui est gratuit et ouvert à tout le monde en lieu et place de gaspiller de l’argent.
«Le jour où plus personne ne fera plus appel à ces agences, il n’y aura plus de problème», a-t-elle relevé.
Elle a également affirmé que les demandeurs qui ont dans le passé obtenu déjà un visa Schengen ont le privilège d’un délai plus bref pour le traitement de leurs dossiers, mais le service Schengen est ouvert également à ceux qui viennent pour la première fois.
Il sied de noter que l’année derrière la maison Schengen avait eu à traiter 40.000 dossiers de demande de visas et cette année, elle est déjà à plus de 20.000 requérants et continue à recevoir des formulaires de demande de rendez-vous. «Il faut continuer à essayer à des heures différentes, la plate-forme est ouverte», a-t-elle conclu.
Pascal Lookolo