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SURENCHERE REGIONALISTE DANS LE GRAND KATANGA : Notables soupçonnés de collusion rebelle à Lubumbashi

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Raphaël Mututa
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Au moins 2 notables et un fils Kyungu wa Kumwanza ont été interpellés lundi dernier à Lubumbashi. Par les forces de l’ordre, selon leurs proches, qui n’osent pas faire la moindre allusion à la situation sécuritaire explosive dans la région, depuis l’annonce d’une nouvelle rébellion début mars. Selon des observateurs, les notables visés seraient soupçonnés de collusion avec les assaillants.

A Lubumbashi, la «société civile du Haut-Katanga» a publié, lundi 13 avril 2026, un communiqué dénonçant la multiplication des interpellations visant des personnalités locales, en fait celles de la professeure Francine Nkulu et de Raphaël Mututa, ce dernier étant un président honoraire de la Fondation katangaise. L’interpellation de Francine Nkulu, qui a récemment annoncé sa démission de ECO, un parti politique de la majorité présidentielle, serait intervenue le même lundi, peu après celle de Raphaël Mututa, selon cette organisation qui indique que la répétition de ces  interpellations suscitent des inquiétudes quant à leurs implications sur le climat général : «Ce phénomène, qui se transforme en une véritable épidémie au Katanga, risque de mettre en péril le processus de paix», lit-on dans ce communiqué qui fait allusion aux processus de paix en cours entre Kinshasa et ses agresseurs, selon des observateurs.  «Un pays ne se construit pas pendant la guerre ni par des arrestations de notables pour des raisons d’opinion politique», avance encore la «société civile du Haut-Katanga» qui insiste sur «la nécessité de privilégier les approches visant l’apaisement et la gestion des différends dans le respect des principes démocratiques et des droits humains».

Selon un membre de la Fondation katangaise cité par notre confrère Stanislas Bujakera, Francine Nkulu et le professeur Mututa ont été interpellés par des éléments lourdement armés sur l’avenue Kimbangu. «Nous dénonçons cette chasse aux katangais et aux opposants de ce régime autoritaire qui pillent nos minerais», a-t-il déclaré.

Le même jour, Yannick Kyungu, fils de feu Gabriel Kyungu wa Kumwanza aurait également été interpellé, selon une source familiale citée par le même confrère. «Le régime Tshisekedi a décidé de semer la terreur au Katanga», a déclaré cette source.

Autre réaction notée au sujet de ces «interpellations à répétition» dont le nombre semble en réalité ne pas dépasser trois cas, celle du médecin kabiliste Félix Kabange Numbi le même jour. «Le Congo n’est plus un Etat de droit. Ce constat n’est plus une opinion, c’est une réalité que vivent désormais nos compatriotes … Ce qui se passe n’est pas un incident isolé. C’est une méthode. Une dérive assumée du pouvoir dirigé par Félix Tshisekedi qui choisit désormais la force plutôt que le droit. Un Etat qui agit ainsi perd toute légitimité morale. A force de multiplier les arrestations arbitraires, le pouvoir installe un climat de peur et de défiance. Et l’histoire est claire : on peut contenir un peuple un temps, mais jamais indéfiniment», écrit le médecin, membre de l’ancien parti présidentiel. Comme s’il déclamait les conclusions de la dernière rencontre de «Sauvons le Congo», la nouvelle plateforme politique du président de la République honoraire, Joseph Kabila.

Ce que les auteurs de ces plaidoyers ne disent pas, c’est que la Fondation dont se réclament les notables interpellés est notoirement connue pour son régionalisme exacerbé, à la limite du sécessionnisme des années ’60 de triste mémoire, selon des études, dont celle du politologue Jean Omasombo Tshonda sur la question de ces organisations prétendument «katangaises». La Fondation katangaise agit comme un groupe de pression pour défendre les intérêts des originaires du Grand Katanga, se défend-on pudiquement.

Mais la réalité est loin d’être aussi banale. Puisque la Fondation katangaise est connue pour avoir défendu ce qu’elle considère et présente comme un acharnement judiciaire et un « règlement de comptes » contre l’ancien président Joseph Kabila, considéré comme originaire du Katanga, par exemple. En 2019, la Fondation Katangaise avait officiellement plaidé auprès du président Félix Tshisekedi pour favoriser le retour d’exil de Moïse Katumbi, affirmant que les poursuites judiciaires contre lui étaient politiquement motivées. Elle est donc un acteur influent dans le Haut-Katanga, qui sert de pont entre les chefs coutumiers, la population et le gouvernement central de Kinshasa, ajoutent d’autres observateurs.

Ce que ne disent pas non plus Félix Kabange, la «société civile du Haut-Katanga» et les interlocuteurs de la Fondation katangaise, c’est que dans le Grand Katanga, il s’est déclarée une rébellion manifestement liée à la rébellion AFC/M23 soutenue par le Rwanda, dont les revendications sont identiques à celles du président de la République honoraire, selon ses propres aveux dans une interview demeurée mémorable il y a quelques mois.

Le 20 mars 2026, un nouveau mouvement armé revendiquait les attaques survenues quelques jours plus tôt à Lusinga et à Nkonga dans le territoire de Mitwaba. Le «Mouvement debout Katanga pour la libération du Congo» (MDKC) affirmait dans un communiqué lutter contre la mauvaise gouvernance et la tyrannie du pouvoir central de Kinshasa. Le nouveau mouvement rebelle exigeait ainsi la libération de tous les prisonniers politiques ainsi que le retour des exilés politiques. Des revendications plutôt proches de la rébellion AFC/M23 qui écume les provinces du Nord et du Sud-Kivu depuis 2022. Et aussi, manifestement, «de ceux qui dénoncent la multiplication des interpellations de notables katangais sans la moindre allusion à ces conflagrations», selon un professeur kasaïen de l’Université de Lubumbashi, interrogé au téléphone par Le Maximum.

Selon des sources sécuritaires dans le Grand Katanga, quelques notables de la région seraient complices, actifs ou passifs, du nouveau mouvement rebelle. Même si les autorités locales s’abstiennent de tout commentaire sur les interpellations dénoncées, les observateurs sont d’avis qu’elles ne sont pas étrangères à la situation sécuritaire dans cette partie du pays, menacée par une ou des nouvelles rébellions.

Jusqu’au 13 avril courant, ces sources faisaient état de la recrudescence de l’insécurité dans la région de Mitwaba (Haut-Katanga), Luena, Malembankulu et Bukama (Haut-Lomami), malgré la présence à Kinshasa aux fins de rencontrer le président de la République, d’une importante délégation des chefs coutumiers de la région. «Ils sont à la fois acteurs et complices de ces hors-la-loi qui sèment la désolation dans le territoire de Mitwaba», selon ces sources.

Le 12 avril, des affrontements opposant ces assaillants aux forces de défense et de sécurité nationales ont eu lieu à Chele, un village du territoire de Bukama, rapportent les mêmes sources. Et, dans une carrière appelée Miringi, des ressortissants kasaïens ont fait l’objet d’attaques ciblées à l’arme blanche, œuvre de miliciens katangais non autrement identifiés. De même que à Nkitsha, à 16 km de Mitwaba, où les forces de défense et de sécurité nationales ont été attaquées par individus mal identifiés aux premières heures de la journée.

La situation sécuritaire globale dans le Grand Katanga, particulièrement dans la province du Haut-Katanga, semble donc plutôt volatile et explique la nervosité des autorités locales, qui se traduit par des interpellations montées en épingle par des personnalités dont la citoyenneté est sujette à caution.

J.N.

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LE MAXIMUM 16 avril 2026 16 avril 2026
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