Après l’atelier consacré au diagnostic des impacts et vulnérabilités climatiques du Haut-Katanga, la mission de la Mettelsat s’est poursuivie sur le terrain de la formation. Joseph Itela, directeur général de la Mettelsat et représentant permanent de la RDC auprès de l’OMM, a rencontré, vendredi 25 septembre à Lubumbashi, les élèves de la Section de météorologie générale du Collège technique la Providence. Une visite placée sous le signe de la transmission des connaissances, de la pratique et de la préparation de la relève météorologique nationale.
Vendredi après-midi, alors que les travaux de l’Atelier provincial de diagnostic des impacts et vulnérabilités climatiques du Haut-Katanga venaient de s’achever, le professeur Itela Y’Ilondo a choisi de consacrer une partie de son séjour à une rencontre avec de jeunes passionnés de météorologie au Collège technique la Providence (CTP), quartier Joli-Site, sur la route kasenga à Lubumbashi.
Accompagné du directeur météorologique de la Zone VI, du directeur provincial de la protection civile du Haut-Katanga ainsi que de plusieurs responsables et experts de la protection civile, le directeur général de la Mettelsat a été accueilli par les responsables de l’établissement, les enseignants et les élèves.
Au cœur de la rencontre : la section de Météorologie Générale du CTP.
Les responsables de l’établissement ont présenté à la délégation l’organisation de cette filière, les enseignements dispensés ainsi que les perspectives de son développement. Pour les élèves, la rencontre a été une occasion particulière d’échanger directement avec les responsables de l’institution nationale chargée de la météorologie et de la télédétection par satellite.
Curieux et intéressés, les apprenants ont partagé leurs aspirations et leur intérêt pour la météorologie, la climatologie et les sciences de l’environnement.
Au-delà des cours théoriques, une préoccupation revient avec insistance : mettre davantage les élèves en contact avec la pratique.
L’établissement souhaite notamment renforcer ses moyens pédagogiques grâce à l’acquisition d’instruments météorologiques, de matériels didactiques et de documents spécialisés.
Autre projet évoqué : un mini-parc météorologique scolaire.
L’objectif serait de permettre aux élèves d’effectuer directement des observations et de se familiariser avec les instruments utilisés dans les services météorologiques.
Une manière de passer de la théorie à l’observation concrète de l’atmosphère.
La présence de la protection civile à cette rencontre n’était pas fortuite. Les échanges ont permis de rappeler le lien étroit qui existe entre les données météorologiques, la connaissance du climat et la prévention des risques.
Orages, pluies intenses, vents violents, vagues de chaleur ou autres phénomènes météorologiques dangereux peuvent avoir des conséquences importantes sur les populations et les infrastructures.
Former une nouvelle génération de professionnels capables de comprendre, d’observer et d’interpréter ces phénomènes constitue donc un enjeu qui dépasse le seul cadre scolaire.
La visite a également permis d’identifier plusieurs pistes de rapprochement entre la Mettelsat et le collège Technique la Providence.
Formation pratique, documentation, équipements, visites pédagogiques, encadrement technique et orientation professionnelle figurent parmi les domaines évoqués.
Pour les responsables du CTP, un accompagnement technique et institutionnel permettrait de donner davantage de moyens à la section de météorologie générale et d’améliorer l’apprentissage des élèves.
Pour les apprenants, ce rapprochement pourrait surtout ouvrir une fenêtre sur les réalités du métier et les différentes possibilités de carrière dans le domaine des sciences atmosphériques et climatiques.
À Lubumbashi, la tournée du directeur général de la Mettelsat aura donc dépassé le cadre d’une simple visite institutionnelle.
Elle aura surtout permis de mettre en lumière une question essentielle : qui seront les météorologistes de demain ?
Dans un contexte marqué par l’importance croissante des informations météorologiques et climatiques pour la prévention des risques, l’agriculture, l’aviation, la protection civile et plusieurs autres secteurs, la formation des jeunes constitue un maillon essentiel.
En allant à la rencontre des élèves du CTP, la Mettelsat a ainsi rapproché l’institution des futurs acteurs de la météorologie congolaise.
Une rencontre entre ceux qui observent aujourd’hui le ciel dans les salles de classe et ceux qui construisent déjà les bases de la météorologie de demain.
Pascal Lookolo