Politique

TUERIES DE BENI : Albert Moleka remontre le bout du nez, contre le pouvoir

L’ancien Dircab du lider maximo de l’Udps, Albert Moleka, que Madame Marthe Tshisekedi avait proprement viré du cabinet de son époux, et manifestement du parti aussi, a refait surface le week-end dernier. C’était à la faveur d’une manifestation organisée par une frange de l’opposition pour protester contre les tueries de Beni au Nord-Kivu. Non autorisée, la manif’ a été dispersée par la police qui a procédé à quelques interpellations. Suffisant pour qu’Albert Moleka, qui a pris part à la manifestation dans les rangs d’un regroupement politique encore mal défini, se présente comme un opposant à Joseph Kabila et accuse le pouvoir de ne pas tolérer de manifestation politique de l’opposition. “Le pouvoir ne tolère aucune manifestation en dehors de la politique de M. Kabila”, a déclaré Albert Moleka au premier reporter de l’Afp rencontré. L’ancien Dircab d’Etienne Tshisekedi a affirmé avoir été interpellé ainsi qu’une vingtaine d’autres personnes samedi dernier par les forces de l’ordre et de sécurité congolaises alors qu’ils se préparaient à participer à une “marche citoyenne de solidarité avec les populations de Beni”, victimes de massacres à répétition.
A Kinshasa, certains opposants tentent de tirer profit des atrocités déplorés en territoire de Beni dans le Grand Nord Kivu. Sur les réseaux sociaux, des images tirés d’autres théâtres de violences en Afrique et dans le monde sont postées et présentées comme les massacres de Beni depuis plusieurs jours. Profitant de l’émotion suscitée par ces illustrations trafiquées et parfois montées de toutes pièces, les opposants en ont profité pour rameuter la rue. Albert Moleka avec eux.
L’homme ne pèse pourtant rien, politiquement. Bien qu’issu d’une vieille famille mobutiste plutôt bourgeoise, Albert Moleka n’a jamais eu les faveurs d’un quelconque électorat nulle part au monde. Il est sûrement exagéré de présenter un directeur de cabinet, fût-il d’Etienne Tshisekedi, comme un adversaire politique de Joseph Kabila, estiment, désabusés, certains observateurs interrogés par Le Maximum.
Encore que s’agissant de représailles contre des manifestants, le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme en RDC (BCNUDH) a indiqué que “27 à 30 personnes ont été interpellées samedi mais toutes ont été relâchées vers 22h30“, selon une dépêche de l’Afp.
J.N.

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