Economie

TELECOMS : Africell Group présente ses projets d’investissement au 1er ministre

Le 7 octobre, des difficultés opérationnelles ont contraint Africell Group à mettre un terme à ses activités en Ouganda. La société qui a levé 105 millions USD en juin dernier a des ambitions bien précises dans ses autres marchés pour éviter de revivre une pareille situation.
Ijad Dalloul, fondateur et directeur général du groupe télécoms américain Africell, a présenté au 1er ministre Jean-Michel Sama Lukonde, les projets d’investissement de la société dans le pays. A la tête d’une délégation composée de hauts cadres de l’entreprise, il a été reçu en audience par le chef du gouvernement lundi 18 octobre à Kinshasa.
Membre de la délégation, Ian Paterson, directeur des investissements d’Africell Group, a déclaré à la presse : «nous sommes ici parce que nous sommes en train de faire une énorme expansion de notre réseau, surtout dans l’Est du pays. Mais aussi, cette année, à Kikwit et Bandundu-ville ainsi qu’au Kasaï.  Dans quelques jours, on va à Goma et à Lubumbashi pour voir ce qu’on peut faire dans l’Est. Nous allons doubler la taille dudit réseau ici au Congo».
Les projets d’investissements qu’a présentés Ijad Dalloul à Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge interviennent au moment où la concurrence s’est renforcée sur le marché télécoms, portée par la demande croissante en services télécoms suscitée par la Covid-19. Depuis le début de l’année, les concurrents Orange et Vodacom ont investi dans leur réseau, notamment à travers la mise en service d’un réseau de fibre optique, l’extension du service dans les zones rurales, la modernisation du réseau de la 2G à la 3G.
En juin dernier, le groupe télécoms Africell a obtenu un prêt syndiqué de 105 millions USD d’un groupe d’institutions financières internationales, parmi lesquelles Gemcorp Capital, Gramercy Funds Management LLC, TC Credit Partners LLC et des fonds conseillés par Helios Investment Partners. La société annonçait l’utilisation des fonds pour renforcer sa présence en Afrique.
Avec l’arrêt de ses activités en Ouganda le 7 octobre dernier, engendré par les défis opérationnels dus à la Covid-19, le marché de la RDC, tout comme ceux de Sierra Leone, de Gambie, et bientôt d’Angola, devient davantage crucial pour le groupe qui rêve de grandeur sur le continent.
HO

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