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SESSION PARLEMENTAIRE EXTRAORDINAIRE : Kabila et le statut des anciens présidents élus

Le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku Ndjalandjoku, a procédé mercredi 20 juin 2018 à l’ouverture de la session extraordinaire de juin 2018 à la chambre basse du Parlement. La convocation par le bureau de cette session extraordinaire à la demande du chef de l’Etat, a dit le président Minaku, permettra de boucler le processus législatif de certains textes de lois jugés urgents qui n’ont pu être traités à l’issue de la session ordinaire de mars dont la clôture est intervenue le 15 juin dernier.
L’ordre du jour de la session ouverte comprend, notamment, l’adresse du Chef de l’Etat à la Nation devant les deux chambres du parlement réunies en congrès, la proposition de loi portant statut des anciens présidents de la République élus, le projet de loi portant statut particulier du personnel de l’enseignement supérieur et universitaire et de la recherche scientifique , le projet de loi instituant un nouveau tarif des droits et taxes à l’importation et la proposition de loi relative à la protection et à la responsabilité du défenseur des droits humains.
La question relative au changement de certains membres de la CENI, au rapport annuel de la CENI, ainsi que le contrôle parlementaire figurent également au menu de la présente session extraordinaire, a ajouté le speaker de la chambre basse du parlement.
Le président de l’Assemblé Nationale a encouragé les acteurs politiques à œuvrer avec civisme et responsabilité pour que soient menées à bonnes fins les élections qui pointent à l’horizon, avant d’appeler tous les Congolais, y compris ceux de la diaspora, à s’assumer, chacun en ce qui le concerne, comme « maître de notre destin en tant que Nation et en tant que peuple ».
Il a également dans son allocution d’ouverture exprimé son souhait de « voir chacun de nos acteurs politique, voire la société civile, apporter sa pierre à l’édification d’un processus électoral véritablement démocratique et apaisés».
Une autre séance du Congrès, a-t-il poursuivi, devra se tenir incessamment pour la désignation d’un nouveau membre de la cour constitutionnelle, en remplacement du Professeur Félix Vunduawe te Pemako, appelé à d’autres charges d’État (l’ancien juge constitutionnel a en effet été nommé premier président du Conseil d’Etat, la juridiction administrative suprême du pays), avant d’insister sur l’unité nationale en ces périodes qu’il a qualifié de « plus déterminante de l’histoire de la Nation Congolaise ».
«Nous devons à tout prix veiller à ne pas exposer notre peuple à des divisions provincialistes, tribalistes, voire à des dissensions intestines de type claniste. Les élections passeront, mais la RDC survivra et vivra toujours», a conclu le président de la chambre basse du Parlement.
La session extraordinaire ouverte se clôturera le 19 juillet 2018.
J.N. AVEC AGENCES

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