Economie

REVELATIONS TROUBLANTES A LA BCC : Budget 2016, au 28 novembre, moins de 3 milliards USD dépensés

Le premier ministre sortant, Augustin Matata Ponyo, avait dû revoir à la baisse le budget 2016 d’environ 2 milliards de dollars. Le collectif budgétaire d’environ 7 milliards de dollars n’a jamais été transmis au Journal officiel pour publication.
Difficile donc de savoir si le gouvernement a pris en compte les recommandations de l’autorité budgétaire (les deux Chambres du Parlement) dans la loi révisée sur le budget 2016. L’on se rappelle, il y a encore quelques années, le Journal officiel a rendu public des versions biaisées des lois votées à l’Assemblée nationale. Selon des sources autorisées à la Banque centrale du Congo, BCC, il nous revient qu’au 28 novembre 2016, le budget en cours a été exécuté à moins de 50%. Moins de 3 milliards de dollars de dépenses ont été réalisées. L’opinion a encore en mémoire les dérives financières de l’administration Matata dans l’exécution des budgets 2014 et 2015. Que des projets réalisés à grand frais hors budget. Plus de 169 en 2014 et des décaissements sans réalisations en 2015.
Jamais depuis 2012, Matata Ponyo n’a exécuté une loi budgétaire, selon l’esprit et la lettre de la LOFIP, Loi sur les finances publiques. A chaque reddition des comptes, les mêmes griefs reviennent de la Cour des comptes, a déploré le député Clément Nzau. Selon l’article 86 de la loi des Finances, les propositions, les recommandations et les amendements formulés par les députés et sénateurs, fait comprendre cet expert au ministère du Budget, ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l’aggravation d’une charge publique. Toutefois le gouvernement pourrait en prendre compte lorsque ces recommandations sont assorties de propositions dégageant des recettes ou des économies correspondantes. Dans le cas précis des économies sur les dépenses ou des recettes additionnelles, le Parlement s’en réfère au gouvernement afin que les affectations s’alignent aux priorités et aux politiques publiques.
NADINE KINGOMBE

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