Economie

RESPECT DE LA REGLEMENTATION ECONOMIQUE : Le gouvernement échange avec les pétroliers

Au cours d’une réunion de prise de contact avec les pétroliers à laquelle étaient associés les ministres des Finances et des Hydrocarbures mardi 01 juin 2021, le ministre de l’Economie Jean-Marie Kalumba a rappelé à ses interlocuteurs leur secteur, considéré comme stratégique, a un rôle déterminant à jouer dans la relance et la stabilisation de l’économie nationale. Vu le contexte économique difficile que traverse le pays, aggravé par la crise sanitaire liée à la pandémie de COVID 19, Jean-Marie Kalumba a insisté sur la nécessité d’une gestion transparente et concertée des problématiques liées au secteur pétrolier. « En ce qui concerne ma vision, elle s’articule principalement autour du renforcement de la transparence et l’esprit de concertation dans la gestion des problèmes liés au secteur pétrolier. Des engagements ont déjà été pris dans ce sens, dans le cadre de la préparation du programme triennal que le gouvernement va conclure avec le Fonds Monétaire International. Les réformes nécessaires seront mises en œuvre. Il sera aussi question d’assurer un respect scrupuleux de la règlementation économique en vigueur pour assurer le juste prix et préserver le pouvoir d’achat de notre population. Ces objectifs s’inscrivent en droite ligne avec la vision du Chef de l’État axée sur l’amélioration des conditions sociales de la population», a-t-il souligné en assurant les pétroliers le soutien du gouvernement dans leurs activités dans le strict respect de la réglementation en vigueur et pour le bien de l’économie nationale. « Comprenez par ici que le gouvernement souhaite vous apporter tout l’accompagnement nécessaire à l’épanouissement de vos activités, dans le strict respect de la réglementation en vigueur et pour le plus grand bien de notre économie. Les ministères des Finances et des Hydrocarbures, autant que celui de l’Économie Nationale, sont en effet au cœur des efforts que le gouvernement s’emploie à déployer pour préserver la stabilité macroéconomique nécessaire au maintien des équilibres fondamentaux de votre secteur. D’ores et déjà, sachez que les questions liées à la mise à jour des paramètres de la structure des prix des produits pétroliers à l’apurement des créances issues des pertes et manques à gagner du fait de la non-actualisation de ces paramètres, ainsi que celle de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers, sont les priorités auxquelles nous allons tous ensemble apporter des solutions concertées », a promis le ministre de l’économie nationale.
Les représentants des pétroliers ont soumis quant à eux, quelques préoccupations au ministre, concernant notamment certains paramètres en rapport avec la structure des prix. «Depuis un certain moment, il y a une évolution de certains paramètres, particulièrement le prix sur le marché international qui n’a cessé d’augmenter. Entre la dernière structure des prix qui a été publiée et les prix à l’importation aujourd’hui, nous avons une différence d’environ 40% qui met les sociétés pétrolières en difficulté de réapprovisionner les stocks. Si cette situation persiste, nous partions inévitablement vers un arrêt de l’approvisionnement des produits pétroliers pour la partie Sud particulièrement. Il était important de venir soumettre le problème au ministre de l’économie et voir dans quelle mesure nous pouvons urgemment y apporter des solutions », a déploré Patrick Mulang, premier vice-président de la Fédération des entreprises Congo (FEC) du Haut Katanga.
Les solutions tant souhaitées ne visent pas forcément la révision à la hausse des produits pétroliers à la pompe, a précisé Georges Mukuna, président de la commission nationale des pétroliers à la FEC. « Lorsque les pétroliers viennent voir le ministre des hydrocarbures, de l’économie ou un membre du gouvernement, les gens se disent il y a une augmentation de prix qui va s’opérer. Ici dans nos échanges, on a insisté sur le fait que le ministre de l’économie est Président du comité de suivi des prix pétroliers, et donc à ce titre, il existe un cadre d’échange, de communication où nous nous parlons. Il faut reconnaître dans les urgences, il y a un problème, on pense que dans le cadre de partenariat, on va discuter et trouver des solutions parce qu’il est devenu difficile aujourd’hui de garantir l’approvisionnement des produits pétroliers compte tenu des coûts d’accession sur le marché », a-t-il fait remarqué.
Des échanges techniques vont encore se poursuivre d’ici la fin de la semaine entre le gouvernement et les pétroliers afin de parvenir à un compromis qui n’aura pas d’impact négatif sur la population congolaise.
JM

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