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PROGRAMME EMMANUEL RAMAZANI SHADARY (1ère partie) : Sa Vision et ses Engagements

Renforcement de l’autorité de l’Etat et amélioration de la gouvernance publique ; construction d’une économie diversifiée

Fort de ces atouts et conscient de la grandeur de notre pays, je fonde ma vision qui porte mon action sur la valorisation de l’homme congolais, de sa fierté et de sa dignité, tributaire de quatre facteurs essentiels, à savoir :
1. L’assurance de la protection du citoyen et de ses biens par l’Etat ;
2. La garantie de l’emploi et de revenus suffisants pour couvrir les besoins de base des citoyens ;
3. La garantie de l’accès aux services publics de l’Etat ;
4. La démonstration de l’importance géostratégique de la RDC.
De cette vison découlent les quatre axes stratégiques de mon programme :
Axe 1 : Le renforcement de l’autorité de l’Etat et de l’amélioration de la gouvernance publique.
Axe 2 : La construction d’une économie diversifiée et compétitive.
Axe 3 : La lutte contre la pauvreté et la garantie de l’accès aux services sociaux de base.
Axe 4 : Le renforcement du rôle géostratégique de la RDC.
Ces quatre axes stratégiques constituent des rayons d’actions mobilisatrices donnant lieu à plusieurs projets de référence.
Ces axes fixent le cadre pour cheminer de manière adéquate vers l’émergence 2020, puis vers le statut des pays développés à l’horizon 2030.
Avec un budget évalué pour les cinq prochaines années de 85, 68 milliards de dollars américains, le vrai défi qui se dresse devant nous n’est pas celui de l’inexistence des ressources financières, mais plutôt celui de notre capacité à créer des richesses, à les mobiliser et à les protéger contre les coulages.
Comme vous le constaterez, mon programme électoral est donc matriciel, il esquisse les énoncés référentiels du leadership présidentiel. Ses référents vont guider la conception des programmes du gouvernent conformément aux prescrits de la Constitution. Ce sont les programmes du Gouvernement qui vont véritablement approfondir les axes stratégiques, formuler les objectifs et les résultats précis ainsi que la présentation des actions plus détaillées.
Le soutien de tous les congolais à ce programme permettra à notre peuple, aux hommes d’affaires de toutes nationalités, ainsi qu’à tous nos partenaires, bilatéraux et multilatéraux de mieux tirer profit des efforts inlassables consentis par tous pour stabiliser et relancer l’activité politique, économique et sociale dans notre pays.
Premier axe : Renforcer l’autorité de l’Etat et améliorer la Gouvernance politique
C’est l’axe principal, le pilier central qui va sous- tendre la mise en œuvre du programme sur toutes ses facettes.
Je veillerai donc à ce que toute forme de violence des règles, dont le clientélisme, l’abus du pouvoir, la corruption, la fraude perpétrée à tous les niveaux, et tous les secteurs de la vie nationale, par des personnes tant physiques que morales, étrangères ou de nationalité congolaise, soit strictement sanctionnée conformément aux lois de la République.
Dans ce cadre, le secteur devra jouer un rôle crucial. Mais il nous faut aussi une justice juste.
Deux domaines particuliers constitueront l’essentiel de mes engagements dans cet axe. Il s’agit de :
– Le renforcement de la défense nationale et de la sécurité intérieure ;
– Et le renforcement de l’efficacité des institutions publiques.

S’agissant du renforcement de la défense nationale et de la sécurité intérieure
Je m’engage à :
1. Approfondir et poursuivre les réformes des forces armées, de l’ordre et de la sécurité par :
• L’application stricte des lois existantes
• L’amélioration progressive des soldes (salaires des militaires, des policiers et autres services de sécurité).
• La finalisation du programme DDRRR conformément à la feuille de route de la réforme du secteur sécuritaire.
2. Eradiquer totalement les germes d’insécurité sur le territoire national, plus particulièrement à l’Est du pays et mettre fin au terrorisme et aux groupes armés ;
3. Intégrer le génie militaire aux travaux d’intérêt commun ;
4. Renforcer les capacités d’intervention de l’armée et des services spécialisés à travers :
– La formation des unités antiterroristes
– Le développement et la mise en place d’un dispositif renforcé de surveillance et de sécurité intérieure ainsi que la sécurisation des frontières nationales ;
– La modernisation des outils de suivi des mouvements des personnes et des biens aux frontières ;
– La mise en place d’un système d’alerte efficace pour analyser les indicateurs de risque ;
5. Améliorer les conditions d’hébergement et d’encadrement des militaires et des policiers à travers un programme d’urgence de casernement militaire (PUCM) visant l’amélioration de la qualité de l’habitat militaire et policier en usant de toutes les modalités possibles (génie militaire, partenariat public- privé) ;
6. Accroître le volume des effectifs de 50.000 hommes dont 30.000 dans l’armée, 15.000 dans la police et 5.000 dans la magistrature. L’efficacité est améliorée en termes de système de défense du territoire national et d’un dispositif efficace de l’ordre public et de distribution harmonieuse de la justice.
7. Poursuivre la réorganisation de l’armée notamment par le redéploiement des troupes dans les zones encore perturbées ;
8. Adopter le cadre légal, réglementaire et logistique pour davantage de professionnalisme au sein des services de sécurité autres que la police nationale et l’armée (ANR et DGM). La réhabilitation, la modernisation et/ou la construction des centres d’entrainement et de formation seront soutenues ;
9. Conclure des accords militaires stratégiques, en privilégiant les intérêts économiques et géostratégiques de la RDC ;
10. Mettre en place un mécanisme de prévention et d’éradication de la délinquance urbaine… c’est notamment le phénomène Kuluna dans la ville Kinshasa ;
11. Renforcer les capacités opérationnelles des auditorats et juridictions militaires aux fins de l’application stricte de la discipline militaire.
S’agissant de l’Appareil Judicaire
Je m’engage à :

– Poursuivre la réforme du secteur de la justice et renforcer le système judiciaire.
– Lutter contre la corruption et combattre l’impunité sous toutes ses formes.
– Améliorer les conditions financières des magistrats et du personnel du secteur de la justice.
– Réhabiliter et construire des infrastructures judiciaires et pénitentiaires sur l’ensemble du territoire national, les rendre opérationnels et doter les territoires des cours et tribunaux.
– Doter les services du secteur de la justice des matériels roulants et des équipements nécessaires à l’amélioration de l’offre des services.
– Construire une école nationale de Magistrature et doter le pouvoir judiciaire des moyens conséquents pour assurer son indépendance et par voie de conséquence assurer une bonne justice à tous les congolais quelque soient leur rang social…
– Humaniser les maisons pénitentiaires.
S’agissant de l’efficacité des institutions publiques
Je m’engage à :

1. Stabiliser l’administration centrale à travers notamment :
– La création de grandes Directions Générales dans certains ministères du pouvoir central ;
– La normalisation de l’échelle des rémunérations des agents publics en approuvant définitivement l’échelle harmonisée des rémunérations des institutions publiques. Cette grille harmonisée sera la base de la nouvelle grille des rémunérations des agents publics à mettre en œuvre progressivement ;
– La poursuite de la politique des rémunérations de la fonction publique entamée en 2014 en vue de doter aux fonctionnaires de l’Etat un salaire digne ;
– La poursuite de la mécanisation progressive des enseignants de l’EPSP et des fonctionnaires d’autres secteurs.
2. Généraliser l’accès aux réseaux et services numériques en RDC à travers notamment :
– La poursuite du déploiement de la fibre optique dans les 26 provinces du pays ;
– L’accélération du déploiement de l’infrastructure large bande pour la transmission et l’installation des réseaux d’accès en RDC ;
– Le développement de l’administration électronique en RDC ;
– La généralisation de l’usage et de l’équipement en numérique dans les établissements de l’enseignement et de santé ;
– La consolidation du passage au numérique audiovisuel (TNT) et le permettre le développement du haut débit mobile.
3. Stabiliser les provinces et les ETD à travers :
• La spécialisation des gouvernements provinciaux sur les matières clés du développement local : agriculture, développement rural, santé, tourisme local, soutien à la PME, EPSP avec la construction des écoles et la bonne gestion des affaires coutumières en mettant de le chef coutumier au centre du développement dans sa juridiction et en lui donnant des moyens nécessaires de sa politique (salaire adéquat, logement, moyens de locomotion etc…).
Les principaux programmes (dont le financement devra être assuré par le pouvoir central) seront :
Route de desserte agricole et routes provinciales afin de réaliser la réunification du territoire par le réseau routier (RRR) ; Eau et forages de puits d’eau et construction des microcentrales, appuis à la production paysanne (semences, organisation des marchés ruraux, foire agricoles, lutte contre le VIH- SIDA, la malaria et la tuberculose, transport interprovincial, accès au crédit.
Dès le début de mon mandat, je convoquerai une session de la conférence des Gouverneurs pour décider des actions critiques attendues des gouvernements provinciaux, de leur taille maximale et du coût maximal du fonctionnement, l’objectif étant d’arrêter la propension des provinces à copier le pouvoir central, à réduire le coût de fonctionnement et à réorienter leurs efforts vers l’investissement c’est-à-dire le développement de leurs entités respectives ;
• La création et la stabilisation des agglomérations urbaines de plus de 100.000 habitants. Cela suppose en amont la mise en place des institutions du pouvoir exécutif et délibérant appropriées. Avant les élections municipales et urbaines à organiser prioritairement dans ces agglomérations- pilotes, des mesures seront prises pour assurer leur gestion minimale par l’édiction des règles budgétaires, la confirmation de postes de dépenses devant nécessairement être couvertes par les recettes propres.
4. Veiller à l’indépendance des médias et surtout à la profession des journalistes ;
5. Engager un dialogue entre les acteurs non gouvernementaux et pouvoirs publics sur le principe de la nationalité exclusive en vue d’une meilleure participation au développement du pays ;
6. Construire une école nationale de Magistrature et doter le pouvoir judiciaire des moyens conséquents pour assurer son indépendance et par voie de conséquence assurer une bonne justice à tous les congolais quelque soient leur rang social…
Deuxième Axe : CONSTRUCTION D’UNE ECONOMIE DIVERSIFIEE ET COMPETITIVE
Au cours de la période 2002-2016, la RDC a aligné des taux de croissance économique record, largement supérieurs à la moyenne africaine. Mais pour des raisons structurelles évidentes, cette croissance n’a pas profité au plus grand nombre.
En effet, le secteur minier, lequel constitue jusqu’à ce jour le moteur incontesté de la croissance, est réputé hautement capitalistique et ne peut donc pas absorber une main d’œuvre importante du fait d’une part, du positionnement géographique des zones d’exploitation (Est et Sud- Est du pays) et d’autre part, de sa production qui se limite aux produits à l’état brut ou semi- ouvrés.
L’un des défis majeurs de notre quinquennat va consister à inverser cette tendance, en mettant en place des dispositifs permettant un ruissellement optimal des retombées de la croissance sur d’autres secteurs de la vie nationale.
Pour y parvenir, et sans préjudice des réformes structurelles à entrevoir pour diversifier l’économie et renforcer sa résilience, nous comptons à court terme, optimiser la collecte des recettes issues de l’exploitation des ressources naturelles.
Il va être question de tirer le maximum de rente possible devant permettre d’augmenter substantiellement la part du budget allouée aux secteurs sociaux comme l’éducation et la santé.
Aussi, la part des dépenses en infrastructures va être améliorée non seulement pour assurer une mobilité accrue des facteurs de production sur l’ensemble du territoire national mais aussi en vue d’accroître sensiblement les échanges inter et intra- provinciaux.
Six volets spécifiques constitueront l’essentiel de mes engagements dans cet axe. Il s’agit de (du) :
• L’accélération de la croissance et développement de l’entreprenariat national ;
• Soutien à l’agriculture et l’agro- industrie ;
• L’amélioration de la fourniture en énergie,
• La mise en œuvre des politiques adéquates de gestion des ressources hydrauliques et environnementales ;
• Développement du secteur du tourisme ;
• L’amélioration du climat des affaires.
S’agissant de l’accélération de la croissance et du développement de l’entreprenariat national
Je m’engage à :

1. Renforcer les instruments monétaires et financiers de stabilisation macroéconomique à travers la révision de la loi sur le fonctionnement de la Banque Centrale du Congo aux fins de sa recapitalisation et ainsi à travers la modernisation du système financier national (caisse de retraites, sociétés d’assurances etc…) ;
2. Finaliser la transformation économique des entreprises publiques pour les rendre plus compétitives ;
3. Créer les zones économiques spéciales en harmonie avec le schéma national d’aménagement du territoire ;
4. Créer de nouvelles opportunités économiques en soutenant par exemple l’entreprenariat féminin et en appuyant la création par les entrepreneurs nationaux des centres de distribution des produits agro- alimentaires. Ceci en vue d’apporter une amélioration du travail des expatriés ;
5. Mettre à profit la promulgation de la loi sur le partenariat public privé (PPP) de manière à négocier des contrats de financement des projets structurants et industrialisant sur fond du principe « gagnant- gagnant » ;
6. Mettre à profit la loi sur la sous- traitance et rendre opérationnelle son autorité de régulation;
7. Mettre en place une politique de développement industriel sur base des filières cibles.
S’agissant du soutien à l’agriculture et l’agro- industrie
Des actions porteront à la fois sur le soutien à l’agriculture et le développement de l’agro-industrie.
Je m’engage à :
1. Mettre en place une stratégie spécifique en vue d’accroitre le flux d’investissement publics et privés dans ce secteur ;
2. Prendre des mesures incitatives en faveur des agriculteurs locaux ;
3. Relancer et soutenir les filières agricoles d’exploitation (café, cacao, coton et autres) à travers une subvention de l’Etat ;
4. Elaborer un plan de relance des fermes et autres concessions abandonnées sur toute l’étendue du territoire national ;
5. Réhabiliter les principales routes d’évacuation et de desserte agricole particulièrement celles reliant les centres de surproduction et les grands centres de consommation ;
6. Mettre à la disposition de concessions pour l’autonomisation de la femme par l’agriculture ;
7. Acquérir les intrants, désenclaver les bassins de production et faciliter la collecte des produits agricoles et leur distribution ;
8. Développer les infrastructures de production et distribution ;
9. Construction les marchés modernes ;
10. Appuyer la diversification de la production dans le secteur agricole ;
11. Mettre en place les microprojets pour appui à l’agriculture familiale (relance de campagne agricole) ;
12. Renforcer l’accès des ménages pauvres et vulnérables à une nourriture variée, saine et riche en nutriments ;
13. Renforcer le système national de gestion des catastrophes naturelles (inondations, éruption volcanique, …) ou celles créées par l’homme (conflits armés et déplacements des populations) ;
14. Renforcer la capacité nationale de réponse aux crises alimentaires et nutritionnelles par la mise en place des programmes de filet de protection sociale, de prise en charge nutritionnelle et des stocks/réserves stratégiques.
Pour ce qui est de l’agro-industrie
Je m’engage à :

1. Relancer les activités dans les domaines agro-industriels présentant des capacités suffisantes de production ;
2. Encourager et procéder à la création des parcs- industriels dans des sites appropriés à travers toute l’étendue du territoire national et mettre en place des mesures incitatives en faveur des investissements publics et privés de ce secteur ;
3. Elaborer, en collaboration avec le secteur privé, une stratégie d’intégration des chaines de valeur autour des unités de production œuvrant dans ce secteur ;
4. Mettre à la disposition des organes appropriés, des ressources suffisantes en vue d’encourager les activités de recherche- Développement favorable à la modernisation et à la compétitivité de l’agro-industrie locale ;
5. Insérer la stratégie de développement de l’Agro- industrie dans un cadre général de politique industrielle du pays en vue d’assurer à la fois son efficacité et sa pérennité ;
S’agissant de l’amélioration de la fourniture en énergie
Je m’engage à :

Mettre tout en œuvre pour que les congolaises et congolais aient accès à l’énergie électrique et à l’eau potable. Ceci passera par :
1. L’accroissement et l’amélioration du taux de desserte en électricité ;
2. L’accélération de la construction des centrales électriques en cours (Inga 3, Busanga, Kakobola et Katende) ;
3. L’opérationnalisation de l’autorité de régulation de l’électricité ;
4. La multiplication des initiatives publiques et privées de création des microcentrales autour des centres de production dans les villes et dans les milieux ruraux ;
5. L’accélération de la construction des lignes de transport électrique (Zongo2, Kinsuka, Kakobola etc…) ;
6. La réhabilitation et l’extension de la capacité du barrage de BENDERA dans la province de TANGANYKA (17,2 mégawatts) et des autres centrales de NONDI, KONI, MUDINGUSHA, NSEKE, MOBAYI MBONGO, RUZIZI I ;
7. La construction de barrage WANYA-RUKULA (capacité estimée : 700 mégawatts) ;
8. L’accroissement de la part des autres types d’énergie renouvelable ;
9. La stabilisation du niveau des investissements publics dans le secteur à hauteur de 2 à 3% du PIB par an ;
10. Le renforcement des capacités de captage, de traitement, de stockage et de distribution d’eau par la réhabilitation des installations existantes et la construction d’autres.
11. La modernisation des installations de système de distribution d’eau potable et de raccordement au réseau dans les principales villes et cités de notre pays;
12. Le forage des puits d’eau potable dans les campagnes,
13. Le Renforcement des capacités techniques de la REGIDESO ;
14. Réhabilitation et la construction des réseaux d’alimentation en eau potable ;
15. La Construction des points de captage d’eau avec système d’épuration.
S’agissant de la mise en œuvre des politiques adéquates de gestion de ressources hydrauliques et environnementales
Je m’engage à :

1. Garantir la protection de l’environnement, la conservation de la nature et le développement durable ;
2. Améliorer la gestion des ressources hydrauliques ;
3. Réhabiliter et améliorer les conditions de gestion et d’accueil de tous les jardins zoologiques et botaniques sur tout le territoire national ;
4. Mettre en place un mécanisme de recyclage des immondices et déchets non biodégradables ;
5. Améliorer la couverture forestière à travers la restauration de 8 millions d’hectares des paysages forestiers dégradés à travers la déforestation, le déboisement et la mise en place des nouvelles plantations ;
6. Poursuivre le processus de reconversion des titres forestiers à travers le zonage forestier ;
7. Organiser l’audit du Fonds Forestier National.
S’agissant du Développement du secteur du Tourisme
D’après les indicateurs de développement dans le monde publiés par la Banque Mondiale (2015), le tourisme en RDC représente 1 à 1,9% de PIB et moins de 1% du budget national.
En 2016, le pays n’a accueilli que 315000 touristes internationaux selon le dernier baromètre de l’Organisation Mondiale de Tourisme.
Cette situation ne reflète pas l’importance du potentiel touristique de la RDC. Pour y pallier, des actions ont été initiées et vont être poursuivies. Pour ce secteur,
Je m’engage à :
1. La prise des actes réglementaires en applications de la loi- cadre de 2018 portant principes fondamentaux du tourisme ;
2. La numérisation du secteur dans sa première phase avec les outils de contrôle et de suivi des recettes ;
3. La consolidation de la coopération avec l’organisation mondiale du tourisme.
Dans l’ambition de porter la contribution du tourisme de moins 2% à 6% du PIB d’ici 2023,
Je m’engage à :
1. Créer 100.000 emplois directs et indirects par an, à partir de 2020, avec un accent particulier mis sur les femmes et les jeunes ;
2. Appliquer la politique nationale de tourisme et le plan directeur national intégré ;
3. Développer les infrastructures du tourisme ;
4. Développer de nouvelles liaisons aériennes et améliorer l’interconnectivité du pays ;
5. Faciliter les procédures d’obtention de visa et d’accessibilité en RDC ;
6. Professionnaliser les métiers du tourisme par la création de l’académie du tourisme.
S’agissant de l’amélioration du climat des affaires :
Je m’engage à :
1. Eliminer toutes les tracasseries administratives ;
2. Poursuivre et accélérer la mise en œuvre des réformes fiscales et parafiscales contenues dans la feuille de route des réformes Doing Business.

A suivre …

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