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PROGRAMME DES 100 JOURS : Thierry Taeymans libéré

Thierry Taeymans, DG de la Rawbank, mis en détention provisoire depuis près d’une semaine dans le cadre de la rocambolesque affaire de détournement des deniers publics relative au programme d’urgence des travaux de 100 jours du chef de l’État, Félix Tshisekedi a été remis en liberté conditionnelle vendredi après paiement d›une caution de 10.000 USD selon une source judiciaire.
Il aurait pris l’engagement ferme de rembourser au Trésor public la somme de 35 millions USD transférés sur un compte de son établissement par le Libanais Jammal Samih sans que cette opération n’ait été signalée aux autorités gouvernementales qui avaient procédé au paiement de ce montant, ce qui a été assimilé à une tentative de détournement de deniers publics.
Le ministre d’État en charge de la justice, Célestin Tunda ya Kasende s’est félicité du remboursement de ce montant au cours d’un entretien avec la presse locale samedi. Tunda, dont la détermination à démasquer le réseau qui est présumé avoir fait main basse sur les fonds alloués à la construction des viaducs (sauts de moutons) et des logements sociaux ne faiblit pas, a par ailleurs rassuré l’opinion publique que l’instruction sur ce dossier est loin d’être close. « Ce paiement est un fait extraordinaire. Il s’agit d’une garantie certes, mais qui constitue en fait le remboursement de l’argent que l’État congolais avait perdu », a-t-il indiqué. Il a réitéré la détermination de la justice congolaise à aller jusqu’au bout de cette enquête en signalant que la mesure dont a bénéficié le patron de la Rawbank est une mise liberté provisoire se rapportant aux faits pour lesquels le patron de cet établissement bancaire avait été interpellé par le parquet à la suite de la mise en cause du Libanais Jammal Sammih. Ce dernier, devait justifier de l’utilisation des fonds mis à sa disposition pour la construction de maisons sociales dans le cadre du programme de 100 jours initié par le chef de l’État a expliqué le Garde des Sceaux. On rappelle qu’il y a deux semaines, l’homme d’affaires libanais Jammal Samih, avait, dans une vidéo tournée à l’intérieur de la prison de Makala, et contre toute réglementation en matière d’instruction pré-juridictionnelle, fait des déclarations pour clamer son innocence et celle de sa société dans un quelconque détournement de fonds publics. L’octogénaire prétendait aussi indexer les vrais coupables qui selon lui « sont en liberté hors de la prison ». La réputation de la première banque privée de la RDC avait été mise à mal à la suite de l’arrestation de son directeur général.
A.M

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