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PRODUITS PETROLIERS : Le prix à la pompe grimpera jusqu’à une hausse de 16%

Il va falloir s’attendre à une nième hausse des produits pétroliers à la pompe, entre mai et juin, après celle intervenue, il y a encore quelques jours et le 10 mars dernier de quelque 35FC. Le gouvernement et les pétroliers distributeurs ont trouvé un compromis dans ce sens, selon le Premier ministre Samy Badibanga.
Le Premier ministre dit avoir hérité d’une situation on ne peut plus confuse dans le secteur des hydrocarbures, lors d’une intervention en marge de manifestations officielles de la journée internationale de la femme, le 8 mars dernier. « Les importateurs des produits pétroliers ont la corde au coup. Ils se sont retrouvés avec des réserves réduites et des finances très limitées suite au taux de change, ils ont bénéficié d’un taux de change de 1154 FC/$ alors que sur le marché le taux de change était à 1300FC voire 1320 FC le dollar», a déclaré Samy Badibanga. Qui poursuit : « Cela les a poussé au bout d’un certain moment de demander une augmentation de 16% du prix du carburant à la pompe. Ce que le gouvernement n’a pas accepté car avec une telle augmentation, les prix sur le marché allaient trouer le plafond. Nous avons toutefois revu les charges qui pesaient sur ces différentes entreprises. Nous avons revu le volume d’importation des produits pétroliers parce que celui qu’on nous présentait n’était pas un volume réel. Ce qui nous a permis de faire une augmentation dans un premier temps de moins de 5%». Mais poursuit Badibanga, l’Etat va mener des audits pour savoir plus loin qu’est ce qui se passe dans ce secteur notamment sur la fraude.» On a des produits pétroliers qui viennent un peu partout et que l’on vend dans la rue».
Mi-février, en vue de contraindre le gouvernement à revoir officiellement à la hausse les prix des produits pétroliers à la pompe, le groupement professionnel des produits pétroliers en R-dC, (distribution, Total, Engen, KM… et même Cohydro, entreprise d’Etat) avaient décidé de limiter la distribution à la pompe entre 9 et 15 heures. Mais la capitale n’avait guère ressenti les effets de ce blocus grâce à Lufu, en fait au pétrole angolais. L’on observe, en effet, sur différents parkings (Mariano, Rond-point Ngaba, etc) des camions remplis des barils cdes produits pétroliers en provenance de la frontière angolaise. Mais ce commerce qui a une nette influence sur le volume de produits pétroliers distribué à Kinshasa comporte quand même une certaine inquiétude: la qualité du carburant angolais. L’on se rappelle, il y a quelque 3 ans, le concessionnaire auto CFAO et la société SEP, Service aux entreprises pétrolières ont été impliqués dans une polémique sur du prétendu carburant frelaté distribué dans la capitale, qui serait à l’origine de la détérioration de filtre des véhicules. En R-dC, pour être commercialisé, l’essence auto, par exemple, doit être de couleur rouge, d’un aspect clair et limpide, d’une odeur dite marchande c-à-d qui n’incommode pas. Autres critères plus techniques : la masse volumique du super accepté en R-dC est comprise entre 0,710 et 0,790 Kg/l, 0, 15% masse de teneur en soufre, plomb non détectable, la période d’induction est de 240 min alors que la valeur du nombre d’octane recherche est de 91 min. Les principales caractéristiques du gasoil pour auto-traction sont les suivantes : masse volumique à 15°c : 0,810-0,890 Kg/l., Distillation récupérée à 362°C, 90 min., Viscosité cinématique à 37,8°C : 2,0-6,0 mm2/s., Couleur ASTM 4,0 max., Point d’inflammation P.M 60 min, Soufre total, 1,0 max (en % masse), Acidité minérale, nulle., Cendres 0,01 max (en % masse), contre les sédiments par extraction de 0,01max, alors que le pourcentage toléré du volume de l’eau doit être de 0,05 max. De manière globale, la couleur visuelle du carburant est rouge sinon brune. Les sédiments par extraction sont parfaitement conformes à la norme en R-dC : inférieur à 0,01%. Idem pour les cendres, inférieur à 0,01%. Mais ces normes ne sont pas toujours respectées. D’ailleurs le gouvernement voudrait se conformer aux normes de la SADC en imposant aux importateurs de ne faire plus rentrer en RDC que le 500 PM.
POLD LEVI

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