Economie

PREVENIR LA PENURIE DU CARBURANT, BCC : des valises de devises pour les sociétés pétrolières

Le ministre de l’Economie, Modeste Bahati, s’est réservé, au sortir de la dernière réunion de la troïka stratégique du 24 octobre 2016, d’avancer les chiffres sur les réserves en devises de la RDC. C’est moins de 900 millions de dollars. Ces réserves vont davantage s’éroder suite à des centaines des milliers de dollars que la BCC doit mettre à brève échéance à la disposition des entreprises pétrolières pour éviter à la RDC une pénurie en carburants.
Combien la Banque centrale mettra-t-elle à la disposition des sociétés de commercialisation des produits pétroliers ? Le ministre de l’Economie ne le dit pas non plus. Les principales sociétés commerciales de la place (Engen, Total, etc, Cohydro) organisent un comité d’achat pour la location de tanker et l’approvisionnement en produits pétroliers généralement sur le marché européen. Le SEP, Service des entreprises pétrolières, reprend en charge la gestion des produits pétroliers au niveau des ports internationaux du Kongo central pour la distribution à travers le pan Ouest de la RDC. Pour ce faire, SEP dispose, outre des camions-citernes et des pousseurs, de pipelines loués auprès de Sinalog qui vont de Ango-Ango à Kinshasa – d’une capacité combinée de 1.400.000m3/an. La dernière version du contrat de bail rendu officiellement public remonte à 2013. SEP payait nettement 622.666 dollars le mois. La société COBIL s’est, elle aussi, dotée d’un terminal pétrolier à Ango-Ango, à quelques encablures de Matadi.
Ce pipeline qui part du port maritime de Banana devrait se prolonger, a-t-on appris au ministère des Hydrocarbures, jusqu’à Kinshasa. « Cette infrastructure, lit-on dans un rapport du ministère des Hydrocarbures, représentera le moyen le plus sûr, le plus fiable et rapide pour transporter des volumes élevés des produits finis c-à-d essence, gasoil…kérosène». Le document poursuit, « les statistiques montrent que les estimations des volumes à transiter annuellement seront de 1 million de m3 tous les produits confondus dans un premier temps, et de 3 millions de m3 à l’horizon 2020 ». Il sied toutefois d’indiquer que – selon l’expert pétrolier José Bafala qui fut également Dircaba de l’ancien ministre des Hydrocarbures, Célestin Mbuyu-, « Cobil est placée sous une gestion non encore bien définie. (…), à notre connaissance, la RDC reste le seul pays au monde avec deux entreprises nationales et concurrentes en plus».
POLD LEVI

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