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PNEUS ET ARTICLES EN CAOUTCHOUC : DGDA, chute de 40 % des recettes

La DGDA (douane) a réduit de près de 40% ses prévisions 2019 des recettes d’accises sur les pneus et autres articles en caoutchouc importés par rapport aux réalisations de 2018.
Après avoir réalisé 13,6 milliards de FC de recettes d’accises sur les articles en caoutchouc importés en 2017, et près de 10 milliards de FC en 2018, la douane vise quelque 6 milliards de FC de recettes pour l’exercice 2019. Ce qui représente une régression de 39,16 % par rapport aux prévisions de 2018.
Les experts prévoient un tassement au second semestre 2019 à la suite de la décision du Conseil international tripartite du caoutchouc (ITRC) de réduire de 2.400.000 t leurs exportations à chaque quadrimestre depuis fin avril.
L’ITRC regroupe l’Indonésie, la Thaïlande et la Malaisie. Les Etats membres de l’ITRC représentent près de 70% du marché mondial du caoutchouc.
La RDC en a fourni jusqu’à 35 % de l’offre mondiale
Cet exploit appartient au passé. En RDC, la production du caoutchouc a repris dans les anciennes provinces de l’Equateur et Orientale, quelques années après le désengagement total de l’Etat de toutes les entreprises du secteur sans toutefois rassurer les repreneurs.
Une vingtaine de milliers d’hectares de plantations d’hévéa se retrouvent à ce jour envahis par la brousse dans le territoire d’Opala, à environ 260 kilomètres au Sud-Ouest de Kisangani (Province de la Tshopo).
Plusieurs autres hectares de plantations sont aujourd’hui enfouis dans la brousse à Mayoko, Likiri, Lefera, Lomela et Senga, etc., Cette situation résulte notamment du manque d’investisseurs et aussi de moyens d’évacuation du produit de cette culture, qui constituait l’ossature économique de la région pendant la période coloniale.
La production de la Société industrielle et agricole au Congo (SIAC) dans la province du Sud-Ubangi est en partie expédiée vers Kinshasa et une autre partie via le Cameroun.
A Ikela, dans l’ex-Equateur, c’est la voie d’évacuation du caoutchouc qui pose problème surtout lors de la longue saison de pluies. Bien souvent, les producteurs proposent un lieu de vente qui n’arrange pas toujours les acheteurs.
Toutefois des exploitants, regroupés en coopératives, ont tenté sans succès de relancer leurs activités avec le concours de l’entreprise Lobi Congo. La région connaît actuellement une ruée d’exploitants chinois, apparemment méconnus des services publics.
Il sied de noter que le prix des caoutchoucs africains est plus bas que la moyenne payée par la Chine, toutes origines confondues. Selon la Commission nationale des mercuriales du ministère du Commerce extérieur, le cours du caoutchouc devrait rester sur le marché international, au prix de 1,62 USD le kilo, grâce à la demande chinoise.
En dépit de cette demande accrue de la Chine en caoutchouc naturel, il s’observe une certaine tendance au recours au caoutchouc synthétique à travers le monde.
En RDC, l’absence des prévisions des recettes des articles et ouvrages en caoutchouc synthétiques, en régime intérieur, dans le budget 2019, voudrait tout simplement signifier qu’il n’existe plus d’entreprises qui exploitent le caoutchouc.
PLM

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