Politique

LOBBYING GOUVERNEMENT AUX ETATS-UNIS : C’est comme si le gouvernement marchait sur les plates-bandes de l’opposition

Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi pour “Rassop/Limete” et Jean-Claude Katende pour l’Asadho sont fâchés de voir le Gouvernement améliorer ses relations avec les partenaires extérieurs via le lobbying…Ils sont pourtant très mal placés pour s’en prendre au Gouvernement. Leur “autorité morale” a versé au cabinet d’avocats américain AKIM GUMP STRAUSS HAUER ET FELD LLP près de 100 millions de dollars Us pour six mois seulement de lobbying…
Du terme lobbying, le dictionnaire politique en ligne “Toupictionnaire” dit qu’il “désigne la pratique de ces pressions et de ces influences qui s’exercent sur des hommes politiques, sur des pouvoirs publics et, plus largement, sur des décideurs“. Dans toutes les organisations humaines (famille, école, travail, église, cercle culturel, cercle sportif etc.), il s’agit d’une pratique normale. Dans le cas précis de la RD Congo, des partis politiques comme l’Udps, des personnalités politiques comme Moïse Katumbi, des ONGDH comme l’Asadho, des mouvements pro-démocratie comme Lucha et Filimbi, des médias “indépendants” soignent leur image par le lobbying. Il est donc surprenant, voire gênant même, de les voir faire au Gouvernement le reproche qu’ils font eux-mêmes pour le disqualifier. C’est comme s’ils déploraient un juste retour de manivelle…
RDC: l’Asadho s’insurge contre un contrat de lobbying passé par les autorités“. Publiée le 6 mai 2017, la dépêche de Rfi est introduite par ce paragraphe : “En République démocratique du Congo (RDC), la divulgation de documents du département d’Etat américain, il y a quelques jours, a permis de constater que le gouvernement de RDC avait conclu, en décembre, un contrat de lobbying avec une société israélienne spécialisée dans la sécurité et les télécoms, MER Security and Communication Systems. Ce contrat, d’une durée d’un an, pour un montant de 5,6 millions de dollars a été signé pour plaider la cause de la RDC auprès du gouvernement et du Congrès américains“.
En réaction, le président (à vie, manifestement) de l’Asadho, Jean-Claude Katende, estime qu’«Aujourd’hui, la préoccupation du peuple congolais tourne autour de deux questions principales : l’organisation des élections et l’amélioration de la situation sociale, et le gouvernement n’a pas assez de moyens pour le faire». Et renchérit que : “Apprendre que le gouvernement a dépensé autant d’argent pour faire du lobbying, pour expliquer la situation qui entoure toutes les questions politiques aujourd’hui, particulièrement la situation dans laquelle le président de la République se trouve après avoir refusé d’organiser les élections, nous pensons que c’est un scandale».
Cet acteur politique qui se présente comme un activiste des droits humains considère que “si le gouvernement de la RDC veut avoir de bonnes relations avec tous les partenaires du pays et notamment les Etats-Unis, il doit travailler sur l’amélioration de la situation politique» et souligne : “Si le gouvernement a des problèmes aujourd’hui avec ses partenaires internationaux, ‘c’est parce qu’il ne respecte pas ses engagements en matière de démocratie et d’élections’».
Le même jour, comme en écho au précité, Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi, revèle 7SUR7.CD., “s’est indigné de voir Joseph Kabila et ses alliés vider la caisse de l’État pour obtenir le soutien des occidentaux qu’il feint de vilipender au nom d’un certain nationalisme pour contrer un soi-disant néocolonialisme“. Il constate que : “La Kabilie crie urbi et orbi à l’ingérence, mais elle sort des millions du Trésor pour obtenir le soutien des mêmes occidentaux».
Altruisme des Soros
Vider la caisse de l’Etat pour celui-ci, dépenser autant d’argent pour celui-là, et lier la dépense au refus de financer les élections ou au rejet du soit disant néocolonialisme, c’est entretenir l’amalgame étant donné que depuis le démarrage des opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs le 31 juillet 2016, la Céni ne se plaint pas d’un quelconque retard dans le décaissement des fonds pour son fonctionnement. Elle est plutôt confrontée au problème de l’insécurité, particulièrement dans l’espace kasaïen, qui est de nature à tenir l’image du pays et de l’institution d’appui à la démocratie auprès de potentiels bailleurs de fonds, dont les Etats-Unis d’Amérique.
L’amalgame consiste aussi à établir quelque lien de cause à effet entre la dépense effectuée pour le lobbying et la dénonciation de l’ingérence étrangère dans les affaires nationales. Il est connu du monde entier que l’Administration américaine dénonce l’ingérence russe dans les affaires des Etats-Unis. Cela n’empêche pas Washington et Moscou d’entretenir des relations diplomatiques normales. Ces temps derniers, la Turquie stigmatise l’ingérence occidentale dans ses affaires. Pourtant, Ankara entretient des relations normales avec Bruxelles (Union européenne), Washington et Ottawa. Encore qu’on ne voit pas comment, aussitôt accédé au pouvoir, l’homme qui a accouru dimanche soir féliciter le nouveau Chef de l’Etat élu en France, se passerait de ce qu’il qualifie aujourd’hui de quête d’ingérence étrangère. Parce que plus extravertis que les radicaux de l’opposition qui sillonnent les capitales occidentales pour se faire adouber, on ne trouve tout de même pas.
A ce propos, il est embarrassant d’entendre Jean-Claude Katende tirer la déduction selon laquelle les relations difficiles du Gouvernement avec des partenaires internationaux résultent du non-respect des engagements pris en matière de démocratie et d’élections. Tout est question de savoir à quoi est due la non tenue d’un scrutin. Car des cas de force majeure peuvent aussi surgir, s’expliquer et se comprendre.
Pour autant qu’il soit honnête avec lui-même, l’éternel président de l’Asadho sait par quels moyens fonctionne son organisation, puisqu’il est établi que celle-ci ne vend rien et n’émarge pas du budget de l’Etat. Depuis sa création, cett e ONG ne publie pas ses comptes à l’instar, d’ailleurs, des organisations congolaises correspondantes. Il est donc de notoriété publique qu’elle vit de financements extérieurs. Ce fait étant indéniable, Katende peut-il un seul instant (nous) faire croire que c’est par altruisme que les Soros dépensent pour nos ONG des millions en dollars US sans viser l’exploitation des ressources minières, végétales et énergétiques rd congolaises ?
Or, elles se servent de cette “manne” pour discréditer les autorités du pays même pour des questions nécessitant compréhension.
Découverte du pot aux roses
L’opinion avertie l’aura remarqué : pour son propre lobbying, profitant sans doute aux ONGDH comme Asadho, Acaj et autres Toges Noires, le dernier gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, a dépensé une centaine de millions de dollars Us pour améliorer son image contre celle des autorités de la République, le Chef de l’Etat en tête. Tous s’étaient tus, même si cet argent est sorti de sa cagnotte. Comme s’il était n’était pas tout aussi malsain de faire scandaleusement fortune à l’aide des ressources du pays et d’utiliser la même fortune pour financer des activités politiques parfois génératrices de troubles.
En s’en prenant au Gouvernement au sujet de l’opération de lobbying lancée aux Etats-UNis, le “Rassop/Limete” et la Société civile alliée redoutent la découverte du pot aux roses. D’où l’amalgame portant sur les élections. Après le “Front Citoyen 2016”, Katende vient de lancer la campagne «J’aime le Congo et j’exige les élections en 2017». Combien a-t-il géré dans le programme précédant monté grâce à un lobbying ?
Rendre compte n’est pas de sa culture…
Omer Nsongo die Lema et Le Maximum

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