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KIVU : Des migrants illégaux burundais rapatriés

Au total, 1387 sujets burundais ont été retrouvés ce samedi 14 mars 2020, dans une parcelle au Quartier Lac Vert en ville de Goma. Cette situation a suscité plusieurs interrogations quand à leur présence massive dans la chef-lieu du Nord-Kivu, à l’Est de République Démocratique du Congo où ils sont arrivés après avoir transité par le Sud-Kivu voisin. « Pourquoi ne sont-ils pas restés à Uvira par où ils sont entrés ou à Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu près de leur pays, qu’est-ce qui les motive de venir ici au Nord-Kivu et précisément à Goma ? », s’était interrogé le ministre provincial de l’Intérieur, Jean Bosco Sebishimbo, qui a effectué une descente sur les lieux afin de se rendre compte de cette situation après l’alerte des autorités municipales et comprendre le mobile de l’émigration de ces réfugiés burundais de leur pays jusqu’à s’installer à Goma. Après que le Gouverneur de la province, Carly Nzanzu Kasivita soit également descendu sur place constater cette affluence, décision a été prise de les renvoyer vers le Sud-Kivu par un bateau affrêté par le gouvernement provincial du Nord-Kivu. « Nous sommes un Etat de droit et nous ne pouvons pas prendre le risque d’une aggravation de l’insécurité du fait de cette incursion totalement illégale sur notre territoire », a précisé le numéro 1 du Nord-Kivu.
Pour leur part, ces ressortissants burundais n’ont pas dissimulé les raisons qui ont justifié leur présence en République Démocratique du Congo. A en croire Jean-Pierre Nduwayo, l’un d’entre eux, ces hommes, femmes et enfants seraient venus à Goma pour « fuir l’insécurité qui est entretenue au Burundi par le régime du président Pierre Nkurunziza ». Il a ajouté qu’ils avaient évité de s’arrêter dans les villes proches de leur pays comme Uvira et Bukavu, parce de peur d’y être pourchassés par les autorités burundaises.
On signale qu’un autre groupe de Burundais était déjà installé en territoire de Nyiragongo au Nord de la ville touristique de Goma (Nord-Kivu) depuis plus de cinq mois. Il appert assez clairement que l’absence de réaction des autorités congolaises face à ce premier groupe a encouragé l’arrivée de la deuxième vague. En 1994 les provinces de l’ex-Kivu avaient vu leur écosystème littéralement dévasté avec un afflux exceptionnel de réfugiés Hutus après le génocide rwandais. Certains d’entre eux étaient armés, ce qui a donné ses lettres de noblesse à l’invasion des forces rwandaises et ougandaises dans les bagages de la rébellion anti mobutiste de l’Alliance des forces démocratiques du Congo de Mzee Laurent Désiré Kabila qui avait mis fin au régime de la deuxième République.
Prince Bagheni avec
Le Maximum

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