Economie

ITPR : Réhabilitation de l’avenue Libération

Les habitants de la commune de Selembao sont satisfaits de l’avancement des travaux de réhabilitation de l’avenue de la libération (ex-24 novembre) qui relie les communes de la Gombe à celle de Ngaliema au
niveau de l’Université pédagogique nationale en passant par le Centre
pénitentiaire de rééducation de Kinshasa (prison centrale de Makala).
L’Office des Voiries et Drainage (OVD) avait lancé ces travaux le 14 juillet sur son axe compris entre le marché de Selembao et
la station Landu. La chaussée en béton remplace peu à peu celle en bitume en proie aux eaux des pluies et déchets domestiques qui la jonchaient. Déjà,
les riverains apréhendent avec anxiété le retour de la saison des pluies qui,
avec la rentrée scolaire, va aggraver leur calvaire si les travaux ne sont pas achevés avant cette date.Satisfaits du travail qui
se fait jusque-là, beaucoup estiment qu’il serait mieux de poursuivre la réfection de cette avenue jusqu’au Rond-Point Moulaert à Bandalungwa pour permettre une circulation automobile fluide. Aussi,
les habitants de Selembao à l’image de Jimmy, appellent le gouvernement
et le président de la République à redoubler d’effort pour doter Selembao
d ’ i n f r a s t r u c t u r e s routières viables afin de le désengorger. «Je les remercie principalement pour la qualité des travaux
qui s’effectuent sur ce tronçon mais le mieux serait de poursuivre le bétonnage jusqu’au niveau du Rond-point Moulaert
à Bandalungwa pour une circulation plus fluide. On doit également revoir l’état de plusieurs routes de cette commune pour la
désengorger», commentet-il. Sur le tronçon déjà bétonné, à partir de la station Engen où commence le marché jusqu’au
croisement des avenues Libération et Landu, les commerçants vendent
leurs marchandises à même le sol. De
nombreuses personnes marchent à pied sur ce tronçon. Certaines se rendent à différents arrêts et d’autres au marché.
Un groupe de taxi-motos s’aventurent sur cette route pourtant interdite d’accès pour les engins automobiles. Les agents de l’ordre se mettent parfois à leur poursuite.
Ceux d’entre eux qui se font prendre négocient à coup de quelques billets de banque au vu et au su de tout le monde. Une «petite» corruption quasi
institutionnalisée…
Pour certains, c’est un plaisir d’observer les ingénieurs de l’OVD couler des tonnes de béton aux croisements des avenues
Landu et Libération, pendant que d’autres
surveillent de près et n’hésitent pas à les interpeller lorsqu’ils ont l’impression
que le travail ne se fait pas normalement.
Nzuzi un maçon de profession interpelle ainsi le superviseur des travaux pour lui dire tout le mal qu’il pense du travail «bâclé» au niveau de la station. «Je suis maçon depuis 15 ans. La coulée du béton doit respecter un certain nombre de normes, sinon c’est la catastrophe
dans très peu de temps. Au niveau de la station, les barres de fer ont été
placées en désordre même si beaucoup ne l’ont pas remarqué. Ces barres devraient être toutes placées à l’horizontal pour permettre au béton de bien se solidifier et empêcher l’infiltration de l’eau qui
est la principale ennemie de la chaussée. À la longue cela va poser problème». Il regrette que son avis ne soit pas pris en compte par des chefs de chantier
trop sûr d’eux. Il quitte donc les lieux sans plus de peur d’être pris à partie par des éléments de la police dont la mission
est d’empêcher que les agents de l’OVD ne soient distraits dans leur travail
par des importuns. Plusieurs habitants s’impatientent et viennent régulièrement exprimer leur souci de voir ces travaux se terminer le plus rapidement possible. C’est
le cas de ceux qui doivent quotidiennement rallier leurs lieux de travail et qui, faute de moyens de transport en commun,
sont obligés d’effectuer de longues distances à pied à l’aller comme au retour ou de devoir payer doublement ou triplement des frais de transport à
cause du phénomène dit de «demi-terrain» appliqué par les transporteurs limités par le mauvais état de la chaussée. Un calvaire
qui risque de s’aggraver si les travaux n’étaient pas achevés lors de la rentrée
scolaire prévue au mois d’octobre.

GP

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