Politique

INSECURITE A L’EST : Fatshi pointe du doigt les déstabilisateurs

Le chef de l’État congolais a dénoncé la persistance de l’insécurité dans la partie Est du pays et a appelé la communauté internationale à sanctionner les réseaux qui soutiennent les groupes armés qui y commettent des atrocités. «Nous ne pouvons pas, en effet arriver à neutraliser les groupes armés sans éradiquer leurs sources d’appui qui ne sont autres que ces réseaux et leurs soutiens. Je lance un appel à la communauté internationale afin que les sanctions appropriées, ciblées et efficaces soient appliquées» a-t-il dit avant d’ajouter que les moyens dont disposent ces rebelles, proviennent sans doute de l’exploitation des minerais qui sont ensuite exportés à l’aide de certains de leurs soutiens.
«Le constat établi démontre d’une manière générale que ces groupes armés disposent des moyens qui leur permettent de poursuivre leurs activités. Ces moyens proviennent souvent de l’exploitation illicite des ressources naturelles écoulées en-dehors de la RDC à travers des réseaux bien établis et sans aucun doute, avec l’aide de certains sponsors», a renchéri Félix Tshisekedi.
On signale par ailleurs qu’à l’ouverture de la 75ème Assemblée générale des Nations Unies, le secrétaire général António Guterres a donné 100 jours à la communauté internationale pour arriver à un cessez-le-feu mondial. Selon lui, le monde doit avancer en faisant preuve d’humilité, en étant uni et solidaire et en se fiant à la science. On rappelle également que lorsque la pandémie de Covid-19 s’est installée, le secrétaire général de l’ONU avait appelé à un cessez-le-feu mondial. «Aujourd’hui, j’engage la communauté internationale à redoubler d’efforts pour que ce cessez-le-feu mondial devienne une réalité d’ici à la fin de l’année. Nous avons exactement 100 jours», a-t-il lancé mardi à l’adresse des chefs d’Etat et de gouvernement.
L’appel initial du Secrétaire général a été approuvé par 180 États membres ainsi que par des chefs religieux, des partenaires régionaux et des réseaux de la société civile et d’autres. Certains mouvements armés ont aussi répondu présents, comme au Cameroun, en Colombie, aux Philippines et ailleurs, même si les cessez-le-feu qu’ils avaient annoncés n’ont pas été maintenus.
Félix Tshisekedi s’est voulu rassurant quant à la sécurité des populations de l’Est. «Ma détermination est de redonner le plus tôt possible le sourire aux populations de l’Est de mon pays qui vivent dans l’insécurité depuis plus de 2 décennies la République Démocratique du Congo s’inscrit en faveur du principe d’accroître la capacité opérationnelle de la Brigade d’intervention de la MONUSCO, notamment en la dotant des unités spéciales adaptées à la guerre asymétrique que nous impose les groupes armés à l’Est du pays », a-t-il poursuivi.
Pour lui, la brigade d’intervention de la MONUSCO devrait non seulement être la dernière partie de la Force Onusienne à quitter le Congo, mais aussi il importe de garder sa configuration actuelle tout en bénéficiant d’un renforcement de sa capacité opérationnelle. Il a également indiqué que la RDC soutient la nécessité d’allouer les finances et la logistique nécessaires dont a besoin la MONUSCO afin «que cette force onusienne continue à bien remplir avec efficacité son mandat. Je lance un appel à la communauté internationale à renforcer la solidarité internationale, les efforts conjoints, la coopération multilatérale et le partenariat avec tous les pays en développement, y compris dans le domaine du renforcement des capacités et de l’assistance technique, pour combattre et arrêter une maladie qui est notre ennemi commun, et démontrer notre capacité à travailler ensemble dans la solidarité », a déclaré Felix Antoine Tshisekedi.
A.M

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