Economie

INDUSTRIES GAZIÈRES : La RDC souffle le chaud et le froid et s’emmêle des partenaires

Invité à Kinshasa, il y a 5 ans, en septembre 2014, dans le cadre du forum économique I-PAD,  Miguel Azevedo, alors DG de la Citibank pour l’Afrique subsaharienne, avait proposé aux autorités de la RDC de développer l’industrie du gaz plutôt que de considérer toujours l’industrie minière comme moteur du développement du pays. Toutefois, aucun projet d’exploitation du gaz n’a abouti en RDC. Le premier projet remonte aux années 1960. Fin 2018, le ministère des Hydrocarbures a expliqué à la commission Ecofin de l’Assemblée nationale qu’il a obtenu un avis de nonobjection de la Direction générale de contrôle des marchés publics sur un projet de contrat d’exploitation. La signature de ce contrat peut intervenir incessamment. Le ministre des Hydrocarbures, à l’époque, fin 2018,  Ngoie Mukena était, en effet, invité par la commission de l’Assemblée en charge du Budget, pour justifier la non-exécution de nombreux projets d’exploitation du pétrole et du gaz restés en INDUSTRIES GAZIÈRES La RDC souffle le chaud et le froid et s’emmêle des partenaires veilleuse. Pour mémoire l’Etat r-dcongolais par le ministère des Hydrocarbures a été trainé en 2016, en justice, par Kivu Lake energy Corporation (Klec) qui s’est estimée flouée au profit des tunisiens Engineering procurement & project management dans l’attribution provisoire du marché relatif au recrutement d’une société pour l’exploitation du gaz méthane du lac Kivu en vue de la production de l’électricité. En 2017, au lieu de l’exploitation, le gouvernement opte plutôt pour le dégazage du golfe de Kabuno où le gaz méthane aurait menacé d’exploser quelques mois plus tôt. Mais début juin 2017, le ministre des Hydrocarbures attribue, derechef,  par sa lettredécision n°001/PPP/ M. Gaz. Elec/CGMP/Min-Hydro/2017, le marché d’exploitation du gaz du lac Kivu au consortium Engineering Procurement & Project Management (EPPM) et Swede Energy DRC Transcentury Limited se fondant sur une ordonnance de la Cour suprême de Justice n° RA 1553 du 15 mars 2017, qui a rejetté le recours de la société KLEC. En outre, le 22 mai 2017, la DGCMP lui avait accordé un avis de non-objection dans sa lettre n° 0346/DGCMP/ DG/DRE/D4/BNJ/2017, sur son rapport de réévaluation combinée. En clair, il y a plus de deux ans que le ministère des Hydrocarbures a reçu le fameux avis de non-objection et a même attribué le marché mais aucune exécution n’a été constatée sur terrain. Il ya  deux ans, la Hollande s’est engagée à financer  à hauteur de 8 millions d’euros un autre  projet mitoyen (entre le RDC et le Rwanda) de recherches en vue de l’exploitation du gaz du lac Kivu. Le projet s’étale sur deux ans. Là aussi, choux blanc. Rien n’a jamais été entrepris du côté congolais dans le programme d’actions du ministère des Hydrocarbures. On pense que l’argent est géré par le Rwanda, avait indiqué, à la presse, M.Katchokarume, le directeur général de l’Observatoire vulcanologique de Goma. La RDC et le Rwanda ont, en effet, signé à Rubavo (ex-Gisenyi) l’acte fondateur dudit projet. Katchokarume a non seulement regretté le leadership ainsi abandonné au Rwanda sur ce projet mais aussi le retard que connaît la RDC par rapport à son voisin dans l’exploitation du gaz méthane enfoui dans le lac Kivu.

PLM

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