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HAUT-UELE : Loda et sa ‘‘synergie des sociétés civiles’’ désavouées à Durba

Dimanche 23 mai 2021, le chef du secteur de Kibali en territoire de Watsa (Haut-Uélé), Dieudonné Surur s’est insurgé à travers un communiqué contre le comportement incivique et déstabilisateur de certains activistes de la société civile manipulés par Mme Loda et sa bande qui s’illustrent par des actions publiques non conformes à la loi.
Dieudonné Surur reproche à cette dernière d’avoir donné un mot d’ordre d’observance de trois journées ville morte dans la cité de Durba. Il dit ne pas comprendre l’agitation de ce groupe d’activistes en cette période qui devrait être consacrée à la recherche de la paix et la reconstruction de leur territoire qui, comme bien d’autres entités du pays, subit encore les effets de la pandémie de Covid-19 qui a entraîné la perturbation du calendrier scolaire et académique en imposant aux enfants et étudiants de Durba un autre retard.
Dieudonné Surur dénonce en fait l’indifférence de Loda qui, au lieu de s’impliquer, à l’instar du gouvernement et des organisations non-gouvernementales comme la Fondation Denise Nyakeru qui s’évertuent jour et nuit pour la réussite de l’éducation des jeunes, s’emploie plutôt à les distraire par des actions anarchiques.
Forte de ses présumées relations en haut lieu qu’elle vante à l’envi, elle s’emploie impunément au sabotage des actions bénéfiques aux élèves et aux étudiants, selon le chef du secteur de Kibali. «Aucun activiste de la société civile ne détient un mandat légal populaire pour représenter et défendre les intérêts du souverain primaire.
Une synergie de la société civile n’est pas une institution administrative publique légale pouvant prendre une décision contre l’avis de l’autorité etablie et de la population», a-t-il fait remarquer avec indignation avant d’inviter les organisateurs de cette activité autour d’une table au bureau de l’administrateur du territoire de Watsa à une date qui reste à fixer, en tenant compte de l’état de siège décrété dans les deux provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.
Aux auteurs du tract 22 mai dernier qui accusent Kibali Goldmines de ne pas rétrocéder aux riverains la redevance qui leur revient de droit, soit 0,3 % du chiffre d’affaires de l’entreprise citée, Dieudonné Surur leur demande de patienter le temps pour l’entreprise de réfléchir avant de répondre aux pleurs de la communauté suivant l’accord conclu avec le gouvernement congolais. «Déclarer que Kibali retient illégalement 0,3% du chiffre d’affaires est une manière d’exposer son ignorance de la loi, une bassesse d’esprit malgré plusieurs séances de renforcement de capacités par divers experts sur cette question. C’est aussi exhiber sa mauvaise volonté en calomniant et en accusant les innocents pour créer le buzz tout en portant atteinte à leur réputation par des imputations dommageables et dénonciations calomnieuses condamnables par le code pénal congolais. Loda et sa bande oublient que le président Tshisekedi a inauguré un état de droit et que leurs multiples connexions politiques ne les sauveront pas d’une action judiciaire un jour», a-t-il martelé. Selon lui, ces prétendus activistes de la société civile se caractérisent par leur insolence, impolitesse et trafic d’influence.
Surur conclut sa communication en exhortant ses administrés à dénoncer tous les seigneurs de guerre et tous les fauteurs de troubles qui ont pris l’habitude de prendre en otage les populations de Durba pour leurs propres intérêts en se servant de Kibali Goldmines.
Par ailleurs, le conseil territorial dit constater pour sa part dans un autre communiqué que la ‘‘synergie des sociétés civiles’’ n’a pas respecté la procédure exigée légalement pour tenir pareilles activités. «Les autorités politico-administratives n’ont pas été informées. Les discussions étant en cours avec Kibali Goldmines, pareille démarche est inopportune, surtout que les élèves du primaire débutent ce lundi 24 mai 2021 leurs examens conformément au programme national. Compte tenu de la situation sécuritaire que traverse le territoire de Watsa, le conseil a décidé de s’opposer à la décision de la ‘‘synergie des sociétés civiles’’ du secteur de Kibali ayant annoncé les journées ville morte.
Le Conseil de la jeunesse privilégie le dialogue et demande à la population de vaquer librement à ses activités. Il va se battre pour que les magasins, boutiques, stations, entreprises de transport, églises, écoles, agences et autres activités se déroulent normalement surtout que l’avenir de demain appartient à la jeunesse», peut-on lire dans ce papier signé Junior-Kiss Tebange Moto, président du Conseil territorial de la Jeunesse de Watsa.
WD

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