Economie

FINANCES PUBLIQUES : Sele Yalaghuli : «Les recettes ne rencontrent pas le niveau de dépenses»

Le niveau des dépenses contraignantes (dont les rémunérations) prevues dans la loi des finances sont actuellement trop importantes par rapport au niveau des recettes qu’il faut absolument améliorer pour réduire le déficit, reconnaît le ministre des Finances.
«C’est le binôme qu’il faut gérer au niveau de la politique budgétaire couplé à la politique monétaire gérée par la Banque centrale pour garantir la stabilité du cadre macro-économique, en ce compris le taux de change et d’inflation ainsi que le niveau des réserves internationales», déclare Sele Yalaghuli (photo), invité ce mercredi 4 mars de la rédaction de Top Congo FM, après la rencontre au siège du FMI, du président Tshisekedi avec Kristalina Goorgieva.
Plan de trésorerie pour une gestion prudentielle
«S’agissant des dépenses, nous sommes en train d’exécuter le budget de l’exercice 2020 qui consacre, pour certaines institutions, l’augmentation de la masse salariale. Le plan de trésorerie a pour objectif de mener une gestion prudentielle. D’un côté, nous avons la volonté politique de rattraper le gap en ce qui concerne la pression fiscale, mais il faut être prudent. Les indicateurs peuvent être différents sur le terrain, voilà pourquoi on établit un plan de trésorerie pour ne dépenser que ce que nous avons mobilisé en vue d’éviter la question relative au financement monétaire”, a indiqué le ministre des finances.
Discipline budgétaire oblige
En réponse à ceux qui pensent que la RDC n’aurait pas dû commencer si tôt des contacts pour être en programme avec le FMI, Sele Yalaghuly précise qu’«il aurait fallu faire de la discipline budgétaire pour maintenir la stabilité du cadre macro-économique qui bénéficie à la couche de la population la plus basse. Jouer le rôle pédagogique et de lobbying pour que ces efforts consentis puissent bénéficier aux Congolais en termes de retombées”. L’état des finances publiques nécessite, selon lui, que la rigueur imposée par les critères du fonds monétaire international, nous soit imposée. «Nous ne faisons pas cela seulement pour faire plaisir au FMI, mais parce que le Congo en a besoin. Il ne faut pas non plus oublier que le Congo est membre du FMI, ses fonctionnaires sont au service du gouvernement congolais», a-t-il conclut.
AVEC AGENCES

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