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FAUTE D’ENTRETIEN : Le stade des Martyrs menacé de fermeture

L’annonce en a été faite par Constant Omari Selemani, président de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) lors du Café de presse mercredi 12 février 2020 à l’hôtel Sultani dans la commune de la Gombe. « Le stade des Martyrs de la Pentecôte, à Kinshasa, pourrait être fermé sur décision de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA, ndlr). Une décision qui fait suite au manque d’entretien et modernisation. Le dernier rapport d’inspection des experts de la CAF (Confédération Africaine de Football, ndlr) a classé ce stade parmi les trois premiers stades africains qui doivent être fermés à cause de la vétusté de plusieurs compartiments, parmi lesquels l’aire de jeu. Je vous informe que l’aire de jeu est devenue trop dure. Même les staffs médicaux de nos propres clubs se plaignent. En continuant à organiser les matches dans cet état et dans ces conditions, nous sommes en train de tuer les joueurs. Que les décideurs ne viennent pas demain nous dire qu’ils n’étaient pas informés; parce que le grand risque c’est de voir les Léopards jouer les éliminatoires de la CAN et de la Coupe du monde en dehors de Kinshasa », a déclaré le président de la FECOFA. Qui a renchérit : « L’état du stade Maracana à Rio de Janeiro (Brésil), construit en 1948, est beaucoup mieux qui celui du stade des Martyrs en 2020. Avec cette négligence, la CAF ne pardonne plus. Elle vient d’ailleurs de fermer le plus grand stade de Madagascar, pays d’origine de Ahmad Ahmad, pourtant président de la CAF ; et moi, que dois-je faire pour le stade des Martyrs ? » S’est-il interrogé. En tout cas, a conclu Constant Omari Selemani, «  le football ne peut plus continuer à se jouer comme dans une sorte de champ de patate douce ». Fruit de la coopération sino-zaïroise (congolaise), les travaux de construction du stade des Martyrs de la Pentecôte ont duré 5 ans (1988-1995). Ce complexe sportif a été inauguré le 14 octobre 1993.

Lorsque les bourgmestres s’accaparent de la gestion des terrains de football

Dans le même chapitre des infrastructures sportives de football, Constant Omari Selemani s’est insurgé contre le comportement de certains bourgmestres des communes de Kinshasa, qui se seraient appropriés la gestion des terrains de football de proximité aménagés par la FIFA ; Notamment ceux des communes de Lemba, Kasa-Vubu (Assossa), Kalamu (Yolo-Sud) ou autres. « Nos entités subdélégataires n’y mettent plus leurs pieds. Et pourtant, c’est pour elles (entités) que la FIFA a débloqué de l’argent pour aménager ces terrains. Ne parlons pas des stades municipaux construits à travers la capitale, à Barumbu, Matete et Ngaliema (Delvaux), où pour ne fut-ce-que s’entraîner, il faut débourser 300 USD. Mais pourquoi ? Alors que nous avons un très sérieux problème d’infrastructures sportives », s’est exclamé le n° 1 de la FECOFA. C’est le cas avec l’entente urbaine de football de Kinshasa-Lukunga (EUFKIN-LUKUNGA) qui peine à organiser son championnat dans différents terrains retenus, alors que cette entité est en règle vis-à-vis des responsables. C’est le cas du terrain du camp militaire Badiadingi où des énergumènes (kuluna) et autres délinquants  font la loi, alors que ce camp appartient aux FARDC. Il en est de même du terrain de l’Université Pédagogique Nationale (UPN) où, pour un problème qui ne concernait nullement l’EUFKIN-Lukunga, les responsables ont interdit toutes activités sportives. Conséquence, les hautes herbes ont ré-envahi l’aire de jeu privant ainsi les étudiants et les sportifs du coin d’assister à des rencontres attrayantes du championnat de l’EUFKIN-Lukunga. On doit aussi mettre en exergue la situation du terrain de Binza-Delvaux où un quidam y fait la loi, sa loi, en exigeant de l’argent avant toutes activités sportives. Que font alors le gouvernement provincial de Kinshasa ? C’est ici l’occasion d’attirer l’attention des responsables de ces camps militaires et ceux de l’UPN. La pratique du sport est bénéfique, tant pour les militaires et leurs enfants que pour les étudiants. Qui sait ? Parmi cette jeunesse se retrouveront peut-être, un jour, ceux qui auront à défendre les couleurs nationales dans des compétitions internationales. Pourquoi, se demande-t-on, s‘accommoder de la présence de ces malfrats dans ces installations sportives alors que celles-ci sont couvertes par un échange fourni de correspondance qui couvrent le déroulement des championnats de l’entente urbaine de football  de Lukunga. En tout cas, c’est un SOS lancé par le comité exécutif de l’EUFKIN-Lukunga à qui de droit. Il faut sauver la jeunesse.

HERMAN

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