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EQUATEUR/MBANDAKA : Mputu Bokenga modernise l’ISTM en 4 ans

De l’Institut Supérieur des Techniques Médicales de Mbandaka dans la province de l’Equateur, on ne parlait pas beaucoup. Plus du tout depuis le décès de l’initiateur de cette institution d’enseignement supérieur, Mazongelo Libongo Nday, il y a plus de vingt ans. Il y avait de quoi : on doit cette indifférence de l’opinion au chef-lieu de la province de l’Equateur, où pourtant, les problèmes sanitaires ne font pas défaut, à la léthargie dans laquelle l’institution a plongé, faute d’initiatives. Mais tout cela appartient désormais au passé. A un passé lointain que beaucoup oublient ici. Il suffit de passer par là : l’ISTM s’est littéralement métamorphosé.
A Mbandaka, les « Bana ekanga » (appellation des habitants de Mbandaka) interrogés autour de pintes de boissons locales parlent situent, quelque peu confusément, l’extraordinaire essor de leur ISTM à quelques années près, voire, à l’année dernière. Mais il faut cependant ces clichés enthousiastes dus à l’imagerie populaire, parce qu’en réalité, on doit la révolution introduite dans la gestion de l’ISTM local à la nomination d’un nouveau comité de gestion dirigé par le Professeur Faustin Mputu Bokenga le 29 juin 2015.
Il y a donc 4 ans, atterrissait à Mbandaka «Pilipili Libende » (encore un surnom, accolé à la ville, celui-là) ce fils du terroir qui avait fourbi ses armes, durant de nombreuses années, à l’Université Pédagogique de Kinshasa. Retourné à la case départ, Faustin Mputu se retrouva, au propre comme au figuré, au milieu de «cases» quasi ancestrales, confie une source dans son entourage. L’ISTM manquait de tout et ne payait vraiment pas de mine: pas de locaux appropriés de laboratoire ni de salle technique ; insuffisance des auditoires, bureaux pour les autorités et pour le personnel administratif; enseignement limité au cycle de graduat; insuffisance de matériels didactiques autant d’intrants de laboratoire ; sous-qualification du personnel enseignant … Il fallait plus que de la volonté pour relever autant de défis loin de l’attention des décideurs en la matière, vautrés dans leurs fauteuils confortables des bureaux climatisés de la capitale, à 1 millier de km de là.
Ce qu’il fallait, qui avait cruellement manqué à l’ISTM/Mbandaka, c’étaient des capacités managériales et de gestion avérées, une feuille de route conséquente, et … un brin de fibre de «muan’Ekanga» (fils du terroir de Mbandaka). Au bout de 4 ans de mise en œuvre d’un travail planifié et strictement budgétisé, Mbandaka et son ISTM ont fait peau neuve, tout le monde est d’accord là-dessus. Surtout les bénéficiaires d’impressionnantes innovations apportées à l’institut.
De nouveaux auditoires et un nouvel amphithéâtre ont été construits, ainsi qu’une salle technique d’une capacité de quelques centaines d’étudiants et un laboratoire moderne, en même temps que sont progressivement réhabilités les infrastructures vieillissantes trouvées-là. L’ISTM s’est doté de motos, d’un Jeep et d’un minibus pour ses besoins. De nouvelles filières d’enseignements comprenant un cycle de licence ont été inaugurées où affluent étudiants et étudiantes ; pour assurer une formation dans les standards universellement admis, 3 nouveaux professeurs à thèse et des professeurs visiteurs de mêmes qualifications ont été recrutés par l’institut qui s’est mêmement doté d’un parc informatique.
Cela ne s’était pas vu depuis 23 ans : c’est sur fonds propres, c’est-à-dire, « des fonds générés par les frais académiques à charge des étudiants conformément aux textes légaux et réglementaires régissant l’Enseignement Supérieur et Universitaire», que le Professeur Faustin Mputu Bokenga reconstruit l’ISTM de « chez lui ».
Un exemple à suivre.
H.O.

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