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ELECTRICITE : Nouveaux partenariats et investissements pour la SNEL

Quelques 120 millions USD investis dans le domaine de l’électricité. Un groupe d’hommes d’affaires en a donné les assurances au Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi.
Selon le DG de la SNEL, Jean-Bosco Kayombo, le centre des affaires dans la commune de la Gombe est singulièrement ciblé par ces investissements. Certaines grandes agglomérations de l’arrière-pays, dont Mbandaka, seront également électrifiées à travers l’énergie solaire. La REGIDESO en est également bénéficiaire.
Des analystes signalent que le renforcement de la desserte électrique de la Gombe et l’électrification des capitales provinciales par le solaire ont déjà fait l’objet de contrats de financement entre le gouvernement de la RDC, à travers son ministre des Finances, Henri Yav Mulang, et la Banque Africaine de Développement (BAD), il y a près de 3 ans.
Il s’agit, en effet, du Projet d’appui à la gouvernance et l’amélioration du secteur de l’électricité (PAGASE). Le projet a ciblé les 5 communes du centre de la ville de Kinshasa à savoir, Gombe, Barumbu, Kinshasa, Lingwala et KasaVubu. Il consiste à améliorer la gouvernance du secteur de l’électricité, à répondre aux attentes de la clientèle SNEL (Société nationale d’électricité) et à anticiper les besoins d’électrification des ménages et des activités productives à moyen et long terme, avait fait comprendre Komate Ibrahim, chargé de projet énergie en Afrique centrale au sein de la BAD, lors de la signature du contrat.
Le coût total, a-t-il indiqué, est estimé à 135 millions USD. Et Donatien Koussi Akoupo, officier principal de la BAD en charge des programmes de la région Afrique Centrale, d’ajouter que l’initiative contribuera également à l’implantation d’un dispositif de ressources des quantités d’énergie réellement fournies à la ville et permettra aux réseaux de distribution de cinq communes sélectionnées d’être totalement assainies.
Près de trois ans après, la desserte en courant électrique ne s’est guère améliorée, même à la Gombe. Sur les avenues commerçantes – Marais, Commerce, Ecole…-, des vrombissements des groupes électrogènes sont devenus quotidiens.
La controverse autour des 135 millions USD de la BAD a coûté son poste au DG Eric Mbala, sacqué et remplacé par l’alors chargé du secteur électricité à la FEC, Jean-Bosco Kayombo. Même la BAD ne fait plus écho de Pagase dans ses derniers rapports.
Il y a peu, lors d’un atelier sur les financements des institutions financières internationales en faveur de la RDC, des associations de la société civile ont rejeté un rapport de la Banque Mondiale qu’elles ont qualifié de complaisant notamment dans le secteur électrique.
Ces 20 dernières années, le secteur de l’électricité a connu une dizaine de projets avec des financements garantis dont le PMURR, EDIRA, PMEDE, SAPMP, etc., Aucun n’a encore produit de résultat palpable alors que des sommes importantes y ont déjà été englouties. Aucun audit n’a suivi. Bien au contraire, il y a des documents qui ont été officiellement déclarés perdus, à l’image de celui conclu entre la SNEL et Mag Energy.
Ces deux dernières années, au moins trois projets d’électrification des agglomérations de l’arrière-pays par le solaire ont été adoptés par le gouvernement. Juillet 2017, la firme Proton et la Primature avaient convenu d’électrifier 12 chefs-lieux de provinces au solaire. Un mois plutôt, le ministre de Développement rural, Justin Bitakwira avait engagé l’Etat dans un partenariat avec la firme BBOXX, « pour donner l’électricité à plus de 2,5 millions de congolais à travers la RDC d’ici 2020 ». Le projet s’est à ce jour limité à quelques foyers à Menkao, banlieue-Est de Kinshasa.
Novembre 2018, West Trading a conclu un marché avec l’Etat pour alimenter, toujours au solaire, 10 villes de l’arrière-pays dont Mbandaka. Le coût financier de tous ces projets n’a pas encore été rendu public.
Après avoir pris part, fin avril 2018, à Abu Dhabi, aux Émirats Arabes Unis, au Forum international de l’Alliance solaire internationale, le ministre de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, Jean-Marie Ingele Ifoto, avait installé, fin mai, l’Institut national de l’énergie solaire (INES). Cette action s’inscrit dans le cadre de la visée stratégique du gouvernement, à savoir l’exploitation des énergies solaires. Une mission d’experts du gouvernement a déjà été dépêchée en provinces pour identifier les sites des premières centrales solaires pour une production de l’électricité à hauteur de 45 KW dans les six prochains mois, avait renchéri le ministre de l’Énergie et des Ressources hydrauliques. Une année après, on n’a toujours rien vu. Et Mbandaka attend toujours.
En 2016, l’État avait prévu 16.5 milliards de francs pour électrifier le chef-lieu de l’Équateur, mais rien n’est venu. Puis 3.5 milliards en 2017 dont la réalisation n’est pas encore effective. L’électrification de Mbandaka n’a pas été prévue dans le budget 2018. En 2019, l’électrification de Mbandaka se retrouve derechef dans le budget de l’Etat. Mais 5 mois après, le chantier n’a pas toujours commencé.¨
PLM
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