Société

COVID-19/ QUARANTAINE : Rapatriés affamés dans certains hôtels

Pendant que certains parmi les rapatriés congolais hebergés dans des hôtels disent être satisfaits des conditions de retour au pays, d’autres par contre craignent que leur situation ne se dégrade.
«Ce matin les hôteliers nous ont réunis pour nous dire que nous devons appeler le ministre pour l’informer que nous n’allons pas manger aujourd’hui», révèle l’un des Congolais mis en quarantaine à Kinshasa après leur rapatriement de Dubaï.
«Quand nous sommes arrivés ici, explique-t-il, on nous a dit que le gouvernement avait signé un contrat avec les hôteliers sans verser l’argent en avance. Les hôteliers étaient obligés de préfinancer. Aujourd’hui c’est le neuvième jour et le gouvernement n’a toujours rien versé».
En même temps, le personnel de l’hôtel se plaint d’être exposé sans protection face à toutes ces personnes mises en quarantaine comme l’explique cet employé. «Ils n’utilisent pas de désinfectants. Ils ne portent pas de masques, mais ils sont en contact avec nous tout le temps. Chaque soir, ils rentrent dans leurs familles respectives pour revenir le lendemain. Et cela nous met en insécurité parce qu’ils sont en contact avec le monde extérieur et en même temps en contact avec nous sans une moindre protection».
Mais pour Jolino Makelele, ministre de la Communication et Médias et porte-parole du gouvernement, «ce sujet a été abordé. Les mesures ont été prises pour pallier ce problème lors d’une réunion à laquelle j’ai participé avant-hier avec le premier ministre et le ministre de la Santé». Selon lui, le gouvernement va respecter l’engagement pris avec les hôteliers en honorant toutes les factures et autres charges liées à l’hébergement des rapatriés tout en rassurant ces derniers. «À nos compatriotes qui y sont, ils doivent savoir que l’État est là. L’État existe. L’État ne se dérobera pas de ses responsabilités», a-t-il précisé avant d’indiquer que tout cela a été anticipé et réfléchi en amont et en aval. «Nous devions prendre des dispositions pour leur logement et leur nourriture. C’est ce que le gouvernement est en train de faire. Certes le nombre va grandissant, mais nous allons nous assumer. Nous avons fait en sorte que nos compatriotes ne souffrent pas du fait qu’ils ont accepté de respecter les mesures édictées par le chef de l’État».
HO

Hits: 59

Partagez cet article